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Télévision

ADSL : la bataille de Paris

01/04/2004

En lançant TPSL en région parisienne, TPS et France Télécom viennent chasser sur les terres de Noos. En attendant Canalsatdsl en Île-de-France le 17 mai.

Concurrents dans la téléphonie mobile, France Télécom et Bouygues Telecom s'accordent en revanche pour la télévision sur la ligne téléphonique. Leurs présidents, Thierry Breton et Martin Bouygues, se sont retrouvés le 29 mars, au théâtre de l'Empire, pour le lancement de Maligne TV et de TPSL à Paris et en proche banlieue. Afin qu'on ne perde pas le fil, ils étaient aux côtés des états-majors de TF1, dont Bouygues est l'actionnaire, et de TPS, détenu à 66 % par la Une et à 34 % par M6. Ambiance pionnier grand spectacle, façon Canal + à ses débuts, avec envoi d'un signal numérique dans une prise téléphonique géante au beau milieu de divers shows (faux JT pour PPDA en herbe, tirs au but en costume cravate, studio de production de dessins animés, etc.). À la sortie, une édition spéciale du quotidien gratuitMetro, dont TF1 détient 34 %, était distribuée avec Titi et Gros Minet barrant la une - avant que les lecteurs deMetrone découvrent le dispositif le lendemain matin. Histoire de rappeler à ceux qui l'ignorent encore que les dessins animés de la Warner sont sur TPS.

Nouvelle panoplie commerciale

« Nous avons prévu une grosse campagne de lancement de plusieurs centaines de milliers d'euros »,souligne Franck Abhissira, DGA en charge du marketing : spots sur TF1 et M6, affichage à Paris, campagnes radio et presse... Objectif : séduire les quelque 2,6 millions de foyers franciliens qui peuvent accéder à Maligne TV et à TPSL. L'offre (lire ci-contre) vient chasser sur les terres du câblo-opérateur Noos : en effet, TPSL est pour tous les Parisiens ne disposant pas d'une antenne parabolique dans leur immeuble une alternative à l'opérateur du câble, en état de quasi-monopole sur la capitale.

Noos, qui devra aussi affronter en Île-de-France le 17 mai l'offre Canalsatdsl du groupe Canal +, vient de revoir sa panoplie commerciale afin de répliquer à l'offensive de TPS. La mécanique des forfaits en étoile, qui permettait à chacun de choisir son bouquet de chaînes, laisse la place à des produits structurés comme le produit d'appel Noos Magic (une centaine de chaînes et des services interactifs) à 21 euros par mois, le prix de TPSL.« Nous avions un éparpillement de la clientèle sur des bouquets quasi uniques,soupire Jacques Guerreau, DGA en charge du commercial.Imaginez les complications sur le centre d'appels ! Sans compter qu'on est moins efficaces dans une relation avec des éditeurs quand les clients n'ont pas tous les mêmes chaînes. »Le débat sur la rémunération de la chaîne pourrait s'en ressentir. La moitié de la clientèle migre automatiquement des forfaits en étoile vers les nouvelles offres. Fort des ambitions de son nouvel actionnaire Liberty Media, le câblo-opérateur affûte ses armes de pur distributeur contre TPSL : la possibilité de recevoir l'intégralité des chaînes de Canal + comme de TPS, l'absence d'abonnement à France Télécom, des coûts d'exploitation moindres pour une infrastructure certes plus coûteuse au départ, mais en partie amortie...

Free en ligne de mire

Pourtant, l'heure n'est en rien à l'hostilité entre les deux concurrents. Explications de Franck Abhissira, de TPS :« Le patron de Noos, Patrick Le Leu, en tant qu'ancien directeur général de Bouygues Telecom, sait bien que le marché de la téléphonie mobile s'est développé avec l'arrivée d'un nouvel opérateur. Nous allons dynamiser ensemble le marché. »Si une guerre des prix n'est pas à exclure, elle se fera dans un intérêt réciproque bien compris.« La concurrence n'est pas préjudiciable,confirme Jacques Guerreau, de Noos.Cela va créer des stimuli pour le client car le statut d'opérateur unique est un choix par défaut. »En revanche, c'est avec l'opérateur en ligne Free, qui revendique 100 000clients pour son terminal Free Box reliant le téléviseur à Internet, que la concurrence est à couteaux tirés. Une instruction est en cours au Conseil de la concurrence pour obliger les chaînes de TF1 et de M6 à être diffusées sur la plate-forme Internet. Motif officiel du refus de TPS : une sécurisation mal assurée des contenus et des ayants droit contre le piratage sur les sites d'échange de fichiers.« Nous avons le seul boîtier sécurisé pour la gestion du flux »,proteste Michael Boukobza, le DGA d'Iliad (la maison mère de Free), qui fait valoir que la prise Péritel assure un accès analogique aux films et que son contrôle d'accès est plus efficace qu'avec Viacom (TPS). Seule certitude : la sécurisation des plates-formes Internet sera aussi au coeur de la problématique de l'offre « triple play » (TV-téléphone-Internet) de Canal +.

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