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édition

Monsieur le baron vous salue bien

27/05/2004

Ernest-Antoine Seillière, patron de Wendel, va mettre la main sur les 60 % d'Editis mis en vente par Lagardère.

Sauf surprise de dernière minute, Wendel Investissement, le holding du baron Ernest-Antoine Seillière, devait racheter les 60 % d'Editis mis en vente par Lagardère à la demande de la Commission européenne. Pour un chèque estimé à 660 millions d'euros, le président du Medef avait jusqu'au 25 mai à minuit pour boucler sa négociation exclusive avec le géant des médias. Et l'emporter face à Média Participations, Gallimard et les fonds Eurazeo (Lazard) et Paribas Affaires industrielles, pour reprendre les prestigieuses maisons Le Robert, Bordas, Plon-Perrin, Robert Laffont, La Découverte, Belfond ou les Presses de la Cité. Ceux qui misaient sur une cession à Média Participations, groupe avec lequel Arnaud Lagardère avait failli conclure en novembre dernier, en sont donc pour leurs frais.

Maisons seigneuriales

Plusieurs éléments ont joué en la défaveur du groupe présidé par Vincent Montagne. D'abord, Wendel a su rassurer une partie du management d'Editis, au point de passer pour un gage de stabilité. Un adossement à une plate-forme d'édition concurrente risquait de se traduire par des économies d'échelle... Ensuite, la donne a changé depuis l'automne. Rizzoli, qui avait les faveurs de Bruxelles, a jeté l'éponge. Et Jean-Jacques Aillagon, partisan de Média Participations, n'est plus ministre de la Culture et de la Communication. À l'inverse, Nicolas Sarkozy, ami d'Arnaud Lagardère, est arrivé à Bercy... alors que son frère est vice-président du Medef.

Après avoir bataillé contre les fonds Eurazeo et PAI, accusés d'altérer la valeur de« maisons très seigneuriales », Lagardère a donc fait le choix... d'un autre fonds. Au risque de se voir retourner l'argument qu'il opposait aux acteurs financiers : le temps de l'édition n'est pas compatible avec des retours sur investissements à trois ou cinq ans. Mais, pour Arnaud Lagardère, importe surtout le montant du chèque et la démonstration ainsi faite qu'il peut sortir par le haut d'un « deal » qui laissait sceptique la place financière. Avec l'arrivée de Michel Houellebecq chez Fayard (Lagardère), en raison des perspectives d'adaptation de son prochain roman par GMT (Lagardère également), il montre aussi l'intérêt d'être un groupe plurimédia avec ses radios, ses télévisions, ses magazines et ses boutiques Relay. Et une concurrence recomposée à sa guise.

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