Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

quotidiens

Libération cherche le bon cheval

02/12/2004

Édouard de Rothschild, président de France Galop, s'est invité dans la course à la recapitalisation de Libération. Une offre concurrente de celle de Bolloré.

C'est un outsider, le baron Édouard de Rothschild, président de France Galop et du conseil des commanditaires de Rothschild&Cie, qui fait figure de challenger à l'entrée dans le capital deLibération. Mercredi 1er décembre, une réunion des actionnaires du quotidien devait étudier son offre surprise déposée auprès de la banque Lazard. Concurrente de celle de Vincent Bolloré, elle se propose également d'investir 20 à 25 millions d'euros en échange de 30 à 35 % du capital du quotidien.

« Nous sommes contents qu'il y ait plusieurs propositions,explique Édouard Launet, président de la Société civile des personnels deLibération(SCPL), premier actionnaire avec 36,4 %(1),mais nous sommes en attente de précisions. Édouard de Rothschild n'a jusqu'à présent pas montré beaucoup d'intérêt pour la presse et son offre suscite de la perplexité. On peut imaginer quarante manip' possibles. Il y a d'un côté Bolloré, qui doit nous dire comment la marqueLibésera utilisée pour des synergies avec sa chaîne Direct 8. Et de l'autre Rothschild, qui veut créer un groupe de presse mais nous ne savons pas pourquoi, comment, et pour aller où... »Pour monter son dossier, l'homme d'affaires s'est adjoint les services d'Agnès Touraine et de Guillaume Hannezo, deux anciens dirigeants de Vivendi Universal.

Vote des salariés

AuFigaro, le 29 novembre, il a indiqué qu'il s'intéressait àLibération,« dont l'influence sur la société dépasse largement sa diffusion »,parce qu'il avait« une situation moins dégradée que d'autres »et des projets de développement. Reste à prouver aux personnels qu'il saura respecter l'indépendance du titre. L'intersyndicale CGT-SUD s'est d'ores et déjà opposée à son offre en estimant qu'elle« vise implicitement à terme la prise de contrôle du journal, faisant fi de la minorité de blocage ». Les salariés seront amenés à se prononcer par un vote.

(1) Actionnariat de Libération : SCPL (36,4 %), Pathé (21,7 %), 3i (20,7 %), Communication et Participation (13,06 %). Solde : partenaires presse et médias.

Envoyer par mail un article

Libération cherche le bon cheval

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.