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télévision

Pour TPS, il n'y a pas que le foot pour occuper le terrain

20/01/2005

La plate-forme satellite investit deux créneaux, le cinéma et la diversité de l'offre, pour faire oublier qu'elle a perdu le championnat de France de football.

C'est entendu : TPS n'a pas d'amertume après son élimination du championnat de France de football. À 600 millions d'euros l'an, son président, Emmanuel Florent, estime que le prix à payer par Canal + dépasse l'entendement :« J'étais un jour à Lille avec le patron de l'OM, Robert Louis-Dreyfus,raconte-t-il.Lille a battu l'OM 3-0. Mon coeur était plus marseillais que lillois. Mais celui-ci m'a dit : « Quand on perd 1-0, on regrette, on refait le match... Quand on perd 3-0, on ne peut pas être déçu. » À ce prix-là, il n'y a pas de regret à avoir. »Pour preuve, le patron de TPS cite un sondage Ifop de décembre auprès de mille personnes qui« confirme que 90 % des Français trouvent que le prix garanti par notre concurrent est excessif ».Et rappelle que ce mois-là, le recrutement de TPS, avec 66 500 nouveaux abonnés, a plus que doublé (+101%).

Officiellement, sur le ballon rond, rien n'est changé. Ou presque.« Tous ceux qui aiment le foot sont déjà abonnés à Canal + »,souligne Emmanuel Florent. Reste qu'une nouvelle bataille commence pour TPS : celle de son positionnement marketing. De source confidentielle, la plate-forme satellite a anticipé qu'elle pourrait perdre 10 % de sa clientèle (1,352 million d'abonnés en tout) avec la perte de ses droits sur le foot et la disparition de son match du samedi soir. D'où l'importance de son autre produit « premium », le cinéma, qui bénéficie depuis un décret du 30 décembre d'une meilleure exposition grâce à TPS Star, qui vient d'obtenir un statut de chaîne de première exclusivité. À l'instar de Canal +, qui verse 12 millions d'euros par an aux exploitants en contrepartie de l'assouplissement des règles de diffusion des films, elle a le droit de diffuser un film le samedi soir, ce qu'elle s'est empressée de faire le 8 janvier avecHarry Potter et la chambre des sorciers.Jusqu'à la fin de la saison footballistique, le 28 mai prochain, TPS Star alternera foot et films. Jean Cottin, secrétaire général du Bureau de liaison des organisations du cinéma, estime que cette qualification de chaîne premium implique aussi des devoirs :« La chaîne doit s'engager à diffuser en exclusivité au moins 75 oeuvres sur 18 mois. »

Mais TPS veut plus.« Nous allons demander à étendre les plages en clair de TPS Star, notamment sur les programmes jeunesses »,précise Emmanuel Florent. TPS vient de rafler les Looney Tunes de la Warner, avecBugs Bunny, Titi et Gros MinetouLes Fous du volantà Canal +.Le 12 février, la chaîne ressusciteraLes Dossiers de l'écran. À la rentrée, plus de la moitié de la programmation de TPS Star passera en haute définition.« Nous allons créer des chaînes cinéma, s'ajoutant aux six actuelles de TPS Star »,affirme le président de TPS. En 2004, le bouquet a préacheté 40 films pour 30 millions d'euros, contre 12 en 2003, pour un investissement dans le cinéma français en hausse de 10 % par an.

L'activité satellite bénéficiaire

Pour l'heure, c'est la bataille avec Canal + sur les accords avec les studios américains. Témoin, l'obtention des droits du film de Martin Scorcese,The Aviator,malgré la présence du catalogue de Miramax sur la chaîne cryptée. À l'inverse, Canal + vient de signer un contrat d'exclusivité avec NBC Universal - dont Vivendi détient 20 % - malgré l'obligation qui lui avait été faite par Bruxelles, en 2000, au moment de la fusion Vivendi-Seagram, de partager les droits pour préserver la fluidité du marché.« Nous devrions à nouveau saisir la commission européenne à ce sujet »,révèle Emmanuel Florent.

Plus familial et plus féminin, TPS se veut aussi plus composite.« Nous allons renforcer la diversité et la variété du bouquet »,affirme son patron. Trois points clés : la musique, le documentaire et le sport. L'opérateur propose depuis peu M6 Music Rock et M6 Music Black. En février, le bouquet va lancer Ushuaia et Fight TV (arts martiaux). Sur le sport, il diffusera le basket français et la nouvelle Eurosport 2. Sans oublier le foot : TPS Star pourrait être renforcée grâce à des options comprenant les droits en différé des clubs français et des championnats européens (elle a déjà le foot anglais). Et souhaite reconduire ses droits sur la Ligue des champions. But de la manoeuvre ? Gagner de l'argent, bien sûr. Sans TPSL, sur la seule activité satellite, ce serait déjà chose faite. Sinon, c'est encore 4 millions d'euros de pertes en 2004. Plus question pourtant de fusionner :« On ne veut pas d'un concurrent qui va être déficitaire »,dit-on à TPS.

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