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téléphone

Ne raccrochez pas, il y a but !

27/01/2005

Après l'ADSL liée à la prise téléphonique, les images animées, la vidéo et même la télévision en continu arrivent sur les téléphones portables de 3e génération.

Alors que notre bonne vieille télé à antenne râteau trouvera peut-être un nouveau souffle avec la télévision numérique terrestre, elle se combine aussi de plus en plus avec le téléphone. Sur la ligne téléphonique, on connaissait déjà la télévision par ADSL, qui représente près de 100 000 clients pour France Télécom, via les offres de TPS ou de Canal +. Il convient désormais d'y ajouter la téléphonie mobile de troisième génération (3G), appelée à devenir un outil de diffusion, comme les autres, d'images TV. Au Midem, à Cannes, Emmanuel de Buretel, l'ancien patron d'EMI Europe, en a donné une illustration en lançant avec SFR une offre musicale inédite où l'on peut découvrir « Bop TV », un bouquet de clips vidéo consacré à la culture urbaine.

Dans la même veine, NRJ va devenir opérateur téléphonique pour y diffuser ses chaînes radio et TV, tandis que SFR le fait depuis novembre 2004 auprès d'une dizaine de milliers de clients pour son service « live », à savoir ITélé et Ciné Cinéma Infos, sur soixante-quatre grandes villes de France. Tout comme Orange, qui totalise depuis le 9 décembre 20 000 abonnés à son service Orange World, où l'on peut retrouver des images d'Infosport ou de LCI. À la fin 2006, la filiale de France Télécom vise 1 million de clients pour son offre 3G.

Pour l'instant, la télévision sur mobile est surtout de la vidéo à la demande. Sur Orange, par exemple, un fan de foot peut paramétrer son portable 3G de façon à recevoir les images (tournées par Canal +) d'un but de son équipe favorite trois minutes après l'événement. Un simple « bip » prévient l'abonné, qui devient ainsi « accro » à son portable. Les opérateurs ont tout de suite vu l'intérêt qu'il y avait à avoir des services associés individualisés, fastidieux à paramétrer, qui dissuadent leurs clients de partir à la concurrence.

80 % des utilisateurs potentiels

Lors d'un colloque récent NPA Conseil-La Tribune,Bertrand Mabille, directeur de la stratégie de SFR/Cegetel, a ainsi fait de la vidéo sur mobile le« quatrième écran »,à condition d'avoir un contenu adapté à la taille de celui-ci et à une consommation personnelle en complément de la TV. SFR estime à 80 % la part des utilisateurs potentiels qui seraient prêts à payer 10 euros par mois pour ce service. Les images à la demande peuvent être des clips musicaux, des programmes courts, des bandes-annonces ou de l'info. Plus difficile de voir des matchs ou des films dans leur totalité. D'abord parce que le modèle économique du téléphone repose avant tout sur le flux ininterrompu des appels et non sur des droits versés. Ensuite, parce que les capacités techniques sont encore limitées :« Il faut être prudent sur la 3G et sur les formats,explique àStratégiesGuy Lafarge, directeur général adjoint du groupe Canal+.La téléphonie mobile n'est pas faite pour le " broadcast ". Il peut y avoir des sautes d'images et il faudra trouver des solutions dès lors qu'il y aura simultanément des millions de gens sur la 3G. »

DVBH et multiplex R5

La solution ? La TNT. Actuellement, une minute de télévision sur mobile 3G est facturée trente centimes d'euro au consommateur. Ruineux, car gourmand en capacité de débit. Or il existe une solution technique d'avenir : elle se nomme DVBH (Digital Video Broadcast Handheld) et permet d'utiliser le signal TNT pour le rebasculer sur le réseau de téléphonie mobile. Résultat, il devient possible de diffuser du flux continu de télévision en profitant des émetteurs de TNT déjà amortis par le petit écran. Chaînes et opérateurs attendent pour cela que le Conseil supérieur de l'audiovisuel lance un appel d'offres sur le multiplex R5, qui serait dévolu à la téléphonie mobile. Des expérimentations sur plusieurs villes de France sont attendues avant la fin 2005.

Le DVBH risque de brouiller pas mal les cartes. Est-ce de la télévision ou est-ce du téléphone ? Selon la réponse, il en va incidemment des droits de la Ligue de football professionnel, payés 600 millions d'euros l'an par Canal +, et dont Orange a acquis ceux de Ligue 1 et de Ligue 2 pour la 3G.« Avec le DVBH, il s'agit d'un portage de nos chaînes, cela fait partie de l'extension de nos droits »,affirme Guy Lafarge. Jean-Bernard Lévy, directeur général de Vivendi Universal , va dans le même sens en indiquant que les droits de la LFP ont vocation à être rétrocédés à des opérateurs de téléphonie :« Il n'y a pas d'exclusivité de nos contenus sur certaines plates-formes,dit-il,nous avons vocation à les rendre disponibles pour un maximum de consommateurs. »On comprend mieux comment VU compte amortir les droits du football.

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