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radio

NRJ, « pure player » de la musique

03/03/2005

Engagé dans la téléphonie mobile, la refonte de son antenne le soir ou la bataille avec Les Indépendants, le président du directoire du groupe NRJ explique sa stratégie.

Vous devenez opérateur de téléphonie mobile avec NRJ Mobile. Pourquoi vous éloigner de votre métier de base, la radio ?

Jean-Charles Mathey.Aujourd'hui, les gens portent continuellement deux choses sur eux : leurs clés et leur téléphone portable. Ce dernier sera bientôt tout à la fois un baladeur, un téléphone et une plate-forme Internet. Or, lorsque vous faites des tests, ce que les gens veulent sur leur téléphone, toutes générations confondues, c'est de la musique. Avec NRJ Mobile, ils pourront regarder un clip sur la future chaîne de la télévision numérique terrestre NRJ 12 et le télécharger aussitôt. Toutes les nouveautés seront accessibles via le téléphone portable. Nous allons devenir le « pure player » de la musique. Pour être présent sur tous les médias numériques, il nous manquait cette « brique » télécommunications.

Vous aurez un média concurrent dans cette activité avec l'arrivée de M6...

J.-Ch.M.Je trouve honteux de mettre un label sur une offre de téléphonie qui est en réalité celle d'Orange. Le client ne sera pas celui de M6, mais d'Orange. Nous aurons, nous, la maîtrise de nos clients et la propriété de nos cartes Simm.

Quelle sera la place de la publicité dans NRJ Mobile ?

J.-Ch.M.Nous n'avons pas prévu de revenus publicitaires dans le modèle économique de cette activité, mais la part de la publicité, via des offres de couponing ou des opérations spéciales, sera considérable. Le Crédit mutuel a développé un porte-monnaie virtuel qui nous permettra une gestion directe de la relation clients. Le potentiel est évident.

Dans le paysage radiophonique, la montée de stations locales indépendantes vous inquiète-t-elle ?

J.-Ch.M.Quelles stations locales ? NRJ dispose de 900 personnes en local, dont 220 journalistes, 180 animateurs et 500 personnes qui se consacrent au commercial et à l'administratif. À Lyon, Scoop emploie 3 journalistes[7 + 2 éditorialistes selon Daniel Perez, président de Radio Scoop]quand NRJ Lyon en a 12. Scoop se moque de la publicité locale car 90 % de ses ressources[40 % selon Daniel Perez]viennent de la régie Lagardère Active Publicité. Il est trop facile pour le GIE Les Indépendants de s'organiser comme un grand réseau sans en assumer les contraintes : en dépassant trois fois le seuil de 150 millions d'habitants, en ayant la même nature de programmes, la même régie et en n'étant pas contingenté sur la publicité. Nous avons rédigé un « livre blanc », et nous n'hésiterons pas à faire appel aux autorités de la concurrence. Les Indépendants doivent être vus comme un grand réseau.

Attendez-vous une réelle optimisation du plan de fréquences FM 2006 ?

J.-Ch.M.Nous ne sommes pas contre la refonte du plan de fréquences. Mais une remise à plat de trois mille fréquences n'est techniquement pas possible. Nous le démontrons via notre filiale de diffusion Towercast. On est dans une sorte d'hypocrisie car la loi « paquets télécoms » permet déjà d'échanger des fréquences au sein des groupes. Il est insensé de réfléchir à une refonte du spectre analogique à la veille du numérique, qui va diviser les coûts de diffusion par quatre pour les radios. Avant l'été, nous souhaitons que NRJ soit la première radio entièrement numérisée qu'on pourra entendre, par exemple, sur son téléphone 3G. À l'oreille, c'est le même changement qu'entre la FM et les grandes ondes.

Avez-vous, avec la nouvelleÉmission sans interdits,trouvé la formule du soir à l'antenne de NRJ ?

J.-Ch.M.Nous cherchons, depuis plusieurs années sur ce créneau, un concept décalé pour faire face en soirée à la télévision. Nous avons mis au point une formule mixte de libre antenne et de musique sans aller dans l'extrême, comme le fait Skyrock. Le soir où nous avons été le plus performant en audience, c'est lorsque nous n'avons mis que de la musique. Mais je crois qu'il est important de donner la parole à nos auditeurs. Pour conditionner la musique et les interventions des animateurs, il est important de prendre le pouls de ce que les gens disent. Nous enregistrons leurs interventions et nous analysons le « chat » et la libre antenne au sein de NRJ Lab. Nous demandons ensuite aux animateurs de s'en inspirer.

Vous semblez éprouver des difficultés à Marseille...

J.-Ch.M.Nous nous sommes peut-être trop habitués à développer des actions autour du football ou des concerts. Au niveau national, nous sommes passés d'une trentaine d'événements musicaux à plus de deux cents. Il faut être plus proche des écoles, revenir sur « l'after-school » et le créneau 16 h 30-17 heures avec des promesses différentes. La patrouille NRJ va tourner dans toutes les villes : tractage, renvoi à l'antenne, titres à télécharger, etc.

Êtes-vous toujours à la peine sur votre développement international ?

J.-Ch.M.Plus maintenant. Au 30 septembre 2004, toutes les solutions ont été trouvées en Suède, en Norvège et au Danemark. Et nous sommes à l'équilibre. Nous ambitionnons de devenir l'un des plus grands acteurs de la radio en Allemagne, grâce à un accord actuellement non finalisé avec un groupe de presse.

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