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télévision

L'idylle italienne de Tarik Ben Ammar et Patrick Le Lay

17/03/2005

Le producteur et le PDG de TF1 sont associés en Italie. Après avoir lancé une chaîne consacrée aux sports sur leur bouquet TNT commun, le duo se prépare à récidiver dans le domaine de la fiction et du divertissement.

D'abord, l'Italie était une presqu'île où il n'y avait que deux restaurants : RAI et Mediaset. Ensuite, le gouvernement a construit un aéroport qui a vu l'arrivée de Murdoch en Jumbo pour créer la télévision à péage. Après, des dizaines d'établissements ont ouvert avec le numérique terrestre. »La métaphore est de Tarak Ben Ammar et elle donne l'occasion à l'homme d'affaires-producteur de se féliciter d'avoir su orchestrer l'ouverture de sa « trattoria » avec un chef de grande renommée, Patrick Le Lay, PDG de TF1. Et la cuisine franco-tunisienne semble être au goût des téléspectateurs transalpins.

Après avoir lancé Sportitalia, une chaîne consacrée aux sports peu médiatisés, en février 2004, les deux hommes en mitonnent une consacrée à la fiction et au divertissement, qui sera diffusée sur le numérique terrestre grâce au multiplex D-Free (49 % TF1 et 51 % Tarak Ben Ammar).« Avec les dirigeants de TF1, nous avions réfléchi au lancement d'une chaîne d'information. Mais la forte concurrence et l'absence de viabilité du marché nous ont contraints à abandonner le projet. Nous travaillons à présent à la création d'une chaîne destinée à la même cible que Sportitalia »,explique Tarak Ben Ammar.

Un modèle économique

Mais personne ne se risque à avancer un calendrier précis. Tout au plus a-t-on une idée de l'investissement annuel, comparable à celui de Sportitalia, soit une vingtaine de millions d'euros. La jeune chaîne de sport du duo Ben Ammar-Le Lay démarre bien.« Dès 2006, le compte d'exploitation de Sportitalia sera positif, avec un objectif d'audience fixé à 1 % »,estime Tarak Ben Ammar. Avec des spots publicitaires vendus moins cher que sur les grandes chaînes et un volume de contacts uniques hebdomadaires estimé à quelque 10 millions d'individus, la jeune chaîne séduit les annonceurs et valide un modèle économique qui pourrait faire des émules.

« La présence de TF1 a été essentielle pour convaincre les autorités de Bruxelles du bien-fondé de mon projet télévisuel italien,poursuit l'homme d'affaires.De son côté, la première chaîne française a réalisé une excellente opération en ne prenant que très peu de risques financiers pour s'offrir une place de choix sur l'un des marchés les plus dynamiques d'Europe. »Mais Tarak Ben Ammar n'oublie pas non plus l'Hexagone, où il prépare une incursion inhabituelle par le biais d'une émission de télé-réalité (lire encadré) qui sera diffusée à l'automne. Sur TF1, bien sûr.

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