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COMMERCE ÉLECTRONIQUE

La Redoute attend plus de l'Internet

11/09/1998

Le vépéciste vient de créer une direction multimédia et a choisi d'en confier la responsabilité à Jean-Marie Boucher, trente-trois ans, ancien directeur général de l'agence BDDP Interactive. Il nous en explique les objectifs.

Pourquoi La Redoute a-t-elle créé une direction multimédia? Jean-Marie Boucher. Le groupe, qui expérimente l'Internet depuis deux ans, a décidé de passer la vitesse supérieure et souhaite concrétiser les essais qui se sont révélés concluants. L'enjeu est de faire de l'Internet un canal de vente adulte à l'instar des autres canaux de distribution. L'idée est également de réunir les équipes qui travaillaient au sein du groupe sur le multimédia. Ainsi, Henri Lenfant, jusque-là responsable télématique et nouveaux médias, et Jean-Pierre Caby, directeur adjoint catalogue/communication-commerce électronique, rejoignent la direction multimédia et vont être nommés à de nouvelles fonctions. Quels seront vos prochains chantiers? J.-M.B. Nous allons poser les fondamentaux du commerce électronique pour nous développer de façon innovante, mais aussi expérimenter d'autres formes de vente, via l'interactivité. Nous avons plusieurs pistes stratégiques de commercialisation sur le Web. Mais il n'y aura pas de révolution culturelle interne, nous avons déjà des acquis. Actuellement, le site transactionnel de La Redoute est loin d'être finalisé. Que comptez-vous faire? J.-M.B. C'est le point majeur de la réflexion. Nous voulons faciliter la vente en ligne en jouant sur toutes les possibilités offertes. Actuellement, 4000articles sont en ligne, mais les 3Suisses sont au même point que nous. Au sein du syndicat de la VPC, nous avons d'ailleurs réfléchi à une normalisation de l'acte d'achat sur le Web. Pourquoi avez-vous quitté BDDP Interactive? J.-M.B. J'étais en désaccord avec la stratégie de l'entreprise, notamment sur des questions structurelles. BDDP sous-traite la création et la technologie et j'ai toujours pensé qu'une agence moderne doit faire dialoguer un pôle technologique avec un pôle de conseil marketing, d'où doivent naître des idées innovantes. J'étais aussi en désaccord sur la politique de management. Dans une start-up, il faut pouvoir ouvrir le capital aux salariés. On ne peut pas durablement demander aux équipes de se donner sans perspective de rétribution. C'est décourageant et démotivant. En quoi votre profil a-t-il intéressé La Redoute? J.-M.B. Évidemment pour mon passage en agence et pour ma connaissance de la mise en place d'outils interactifs à partir d'une approche marketing exigeante. Chez BDDP Interactive, nous avions de beaux budgets: nous avons ainsi réalisé les web de Paribas, de France Télécom, d'EDF et du Crédit lyonnais. Mon parcours les intéressait également, car j'ai travaillé cinq ans aux NMPP (Nouvelles Messageries de la presse parisienne), d'abord comme directeur de la communication (1992/93), puis comme responsable du département nouvelles technologies (1993/1995). J'ai donc planché pendant près de trois ans sur la commercialisation de produits interactifs dans les points de vente presse. J'ai même testé en distribution NMPP le premier CD-Rom Somewhere de La Redoute. Et puis, il y a des analogies entre les NMPP et La Redoute. Elles sont toutes les deux des entreprises de distribution de taille comparable: 10milliards de ventes aux Nouvelles Messageries de la presse parisienne, 20milliards de francs de chiffre d'affaires à La Redoute France et 30 au niveau du groupe.

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