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télévision

Marc Tessier en pole position

16/06/2005

Le PDG de France Télévisions affronte des rivaux professionnellement moins menaçants que prévu pour un nouveau mandat de cinq ans.

Marc Tessier, Pdg de France Télévisions, a de quoi se réjouir. Ni Jean-Pierre Cottet, patron de l'audiovisuel chez Lagardère, ni Patrice Duhamel, ancien dirigeant de France 2, ni Michel Boyon, ex-PDG de Radio France, n'ont déposé de candidature à la présidence de France Télévisions. Même Catherine Colonna, ex-directrice générale du CNC, est sortie du jeu pour devenir ministre déléguée aux Affaires européennes. Une aubaine pour le président sortant, qui brigue un nouveau mandat de cinq ans.

La rancune de Dominique Baudis

De fait, aucun de ses challengers ne semble avoir le profil idéal pour emporter les voix des neuf Sages du CSA, après les auditions des 4 et 5 juillet. À l'exception peut-être de Patrick de Carolis, proche de Bernadette Chirac, qui jouit en outre d'une bonne image dans l'opinion et de l'appui, pour la gestion, de Patrice Duhamel. Mais il n'a jamais dirigé de groupe audiovisuel. Quant à José Frèches, ancien conseiller de Jacques Chirac, il ne peut faire valoir, comme dirigeant de médias, que son expérience de PDG du Midi libre. Reste Simone Harari, présidente de Télé Images et de l'Union syndicale des producteurs indépendants. Énarque, elle a l'avantage d'être une professionnelle reconnue et... une femme. Mais elle n'a aucune expérience de la gestion sociale et vise peut-être davantage une direction de chaîne aux côtés de Patrick de Carolis. Citons aussi un outsider, Norbert Balit, ancien dirigeant d'I Télé, qui a déjà été entendu pour la présidence de Radio France en 2004.

De son côté, Marc Tessier devra faire face à l'opposition de Dominique Baudis, qui ne lui pardonnerait pas le rôle joué par France 2 dans l'affaire Alègre. Jacques Ricau, secrétaire général de la CFDT-audiovisuel, met aussi à son passif une« holding de 150 salariés qui entrave plus qu'elle n'aide »,un développement raté à l'exception de France 4, sa perméabilité aux pressions politiques et une gestion des ressources humaines trop soumise aux animateurs-producteurs.« Il n'a pas donné de sens au service public »,assène-t-il. Face à de tels griefs, Marc Tessier peut tout de même compter sur son image d'excellent gestionnaire.

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