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Télévision

La CII, c'est (peut-être) mal parti

16/06/2005

Le projet de chaîne d'information internationale a obtenu la levée des derniers obstacles juridiques à sa création. Reste à savoir ce que veut vraiment Matignon.

Sur le papier, tout est prêt pour donner le coup d'envoi de la future chaîne d'information internationale (CII). Le projet a obtenu le feu vert des autorités françaises de la concurrence et, depuis le 7 juin, celui de la Commission européenne. Selon Bruxelles, le montage proposé présente« des garanties suffisantes contre les risques de distorsion de concurrence, en empêchant notamment des transferts injustifiés de fonds publics aux actionnaires de la future chaîne que sont France Télévisions et TF1 ».

En théorie, il ne reste donc plus qu'à attendre la signature d'un arrêté ministériel pour mettre en place la structure juridique et nommer son président (Jérôme Bellay, Michèle Cotta et Bertrand Eveno sont cités). Quelque 30 millions d'euros ont déjà été débloqués par le gouvernement en 2005 afin d'assurer le fonctionnement de l'entreprise, qui devrait compter 200 salariés et émettre au printemps 2006.

Villepin voudrait marquer sa différence

Pour autant, il n'est pas sûr que Dominique de Villepin, le nouveau Premier ministre, se satisfasse pleinement de l'association public-privé qu'implique une société de droit privée détenue à 50-50 par France Télévisions et TF1. Le 7 novembre 2003, alors ministre des Affaires étrangères, il s'était distingué en faisant comprendre que l'action audiovisuelle extérieure était d'abord l'affaire du public :« Le rapport Brochand n'est qu'une première étape [...]. Ne préjugeons pas à ce stade de ce que sera ou pourra être cette chaîne. »

Il pourrait être tenté de marquer sa différence avec son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin, qui avait repris les propositions de Bernard Brochand en faveur de l'attelage France Télévisions-TF1. Une option qui a eu pour conséquence d'empêcher toute diffusion de la CII sur le territoire national, afin de ne pas porter ombrage à LCI. Reste que ce dossier est également suivi de près par l'Élysée, et Jacques Chirac devrait peser pour que le dossier ne prenne pas un nouveau retard...

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