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presse

Le référendum du 29 mai n'a pas réveillé les ventes

23/06/2005

La campagne a eu beau passionner les Français, les ventes de la presse quotidienne et des magazines d'actualité en France n'ont guère décollé.

Les médias, comme un seul homme ou presque, avaient choisi le camp du oui. Mauvaise pioche. La défaite des partisans de la Constitution européenne le soir du 29 mai est aussi la leur. En termes d'influence et de diffusion. Les chiffres en témoignent. Tandis que les Français se passionnaient crescendo pour le référendum, les ventes des quotidiens restaient en berne. Entre janvier et avril 2005, alors que la campagne montait en puissance,France SoiretLe Mondeont vu, selon nos informations, leurs ventes en kiosques reculer de près de 15 %,Libérationde plus de 11 %,Le Figarode 7 %,L'Humanitéde 4,5 %. En avril, au moment où la campagne battait son plein et où la mort de Jean-Paul II attristait de nombreux Français, les ventes en kiosques deFrance Soirétaient toujours inférieures de 15 % à celles de l'an passé à la même époque, celles duMondeet deLibérationperdaient 10 %, tandis queLe FigaroetL'Humanitélimitaient la casse, avec respectivement - 1,5 % et - 2,5 %.

Désabonnements par centaines

Même constat peu réjouissant pour les magazines d'actualité. Les ventes duPointétaient certes en hausse de 28 % en avril mais, selon Franz-Olivier Giesbert, elles le doivent surtout au décès du pape.« Nous avons consacré trois unes à l'Europe,observe le directeur duPoint.Aucune n'a obtenu de résultats très brillants. Cela ne m'a pas surpris : notre lectorat étant très favorable au oui, cela ne faisait pas débat. »Si le débat n'a pas été trop vif auPoint, reflet d'une droite parlementaire moins divisée que la gauche, il n'en est pas de même auNouvel Observateur. Avec des unes comme celle de Delors titrée « Ils vous mentent » ou la « Lettre à un ami partisan du non » de Jean Daniel, le magazine du groupe Perdriel s'était vigoureusement engagé dans la campagne pour le oui auprès de lecteurs partagés (lire le tableau). La bronca était prévisible.« En avril-mai, nous sommes un peu en dessous des ventes en kiosques de l'an dernier »,reconnaît le directeur de la rédaction, Laurent Joffrin. Le magazine a reçu des lettres d'encouragement mais aussi, et surtout,« quelques centaines »de désabonnements.« Des fidèles, plutôt à la gauche du PS, assez vindicatifs, qui considèrent que nous les avons trahis »,analyse Laurent Joffrin, qui entreprend de mettre la barre à gauche sur ses dernières unes... sans trop se désavouer.

Il a fallu attendre les résultats du référendum pour enregistrer, malgré la grève des kiosquiers parisiens, de vraies hausses de ventes chez les quotidiens : + 100 % auMondele lundi 30 mai avec 241 500 exemplaires vendus, juste en dessous du score enregistré lors des dernières élections européennes, + 140 % auFigarole même jour.

Dans ce concert de campagne plutôt morose, seulMarianneou presque a fait entendre une voix différente, beaucoup moins hostile au non. Deux de ses chroniqueurs, Guy Konopnicki et Alain Rémond, ainsi que son directeur Jean-François Kahn s'étaient prononcés pour le oui. Résultat :« des centaines de lettres de mécontents »,selon le directeur du journal Maurice Szafran.Mariannea donc très tôt trouvé son créneau dans la lutte contre la diabolisation des porte-parole et des électeurs du non.« Le journal a été très sévère sur la manière dont la campagne politique et médiatique était conduite,explique Maurice Szafran.La politique fait ordinairement chuter les hebdomadaires d'actualité, mais là, nous nous en sommes très bien sortis. »En avril-mai 2005,Mariannea constaté une progression de 4 % de ses ventes en kiosques.

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