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télévision

Pour des contenus multisupports

30/06/2005

Guy Lafarge, directeur général de CanalSat et DGA du groupe Canal +, en charge de la distribution, s'explique sur le repositionnement marketing et technologique de l'ex-CanalSatellite.

Vous venez de vous rebaptiser CanalSat. CanalSatellite, c'était ringard ?

Guy Lafarge.Non, mais c'était trop connoté « technologies satellitaires ». Or nous rentrons de plus en plus dans le coeur des villes avec l'ADSL. Nous avons donc voulu nous concentrer sur les contenus avec une marque générique que l'on retrouve sur l'ADSL, la téléphonie mobile ou, demain, la diffusion par DVB-H. CanalSat vient d'agréger dans ce sens un bouquet d'une vingtaine de chaînes sur l'offre 3G de SFR.

Votre campagne TV met en scène un passionné d'Égypte. Pourquoi pas le sport et le cinéma, les deux piliers du groupe Canal + ?

G.L.C'est le début d'une saga. Mais il y aura des suites sur le cinéma et le sport. Il s'agit d'attaquer des segments de clientèle comme la famille, à travers nos programmes jeunesse, ou les passionnés de découverte, via Planète. En disant aux gens que c'est à eux de composer la palette CanalSat, c'est la relation avec nos clients que nous mettons en avant.

Est-ce une réponse apportée à la TNT, qui offre aujourd'hui une palette de contenus gratuits ?

G.L.Pour le moment, nous n'avons pas senti les effets d'une concurrence. On a plutôt l'impression que la TNT a favorisé un engouement pour la télévision et la pluralité des contenus. Nos ventes se passent très bien.

Le groupe va-t-il distribuer des chaînes payantes ?

G.L.Nous avons obtenu sur la TNT payante le bouquet Canal +, Canal + Sport et Canal + Cinéma. Nous distribuerons Canal + le bouquet et un minibouquet de chaînes thématiques comprenant Planète, qui nous appartient, et des chaînes d'autres éditeurs commercialisées à un prix d'appel [autour de 10 euros].

Comme TPS, vous proposez depuis mars la parabole gratuite. Le recrutement d'abonnés est-il à ce prix ?

G.L.La parabole offerte est une facilité d'accès au numérique pour les abonnés analogiques. Il ne s'agit pas d'une offre d'essai, qui pourrait être dommageable pour notre base d'abonnés. Nous avons l'un des taux de désabonnement les plus bas du marché - autour de 9 % - et nous y tenons. Nous préférons investir dans des programmes plutôt que dans le recrutement de clients qui ne font que passer.

Votre concurrent annonce une chaîne 100 % football. Pourquoi pas vous ?

G.L.Si les Traban sont considérées comme des voitures... TPS Foot est un pur effet d'annonce, alors que la saison va recommencer et que nous allons communiquer fortement sur les matchs de la Ligue. De notre côté, outre Canal + et Canal + Sport, nous avons Foot +, qui est en paiement à la séance car la Ligue a conçu un appel d'offres que nous reflétons avec une chaîne qui correspond au lot 4 [pay per view].

Canal + vient de signer un accord pour céder à France Télécom les droits de la Ligue 1, moyennant 50 millions d'euros. Le satellite est moins incontournable...

G.L.Nos offres sont déjà sur Maligne TV. L'ADSL est complémentaire car il nous permet de parvenir au coeur des villes qui n'étaient pas accessibles pour des questions de règlements d'urbanisme ou d'habitat collectif. Il y a une convergence entre l'appétence des gens envers les solutions combinant le téléphone, la télévision et Internet, et notre intérêt.

Si I-Télé est diffusée gratuitement sur TPS, cela influera-t-il sur les conditions de distribution de LCI par CanalSat?

G.L.Du jour où I-Télé sera diffusée gratuitement sur la TNT, elle pourra être reprise par les distributeurs à titre gratuit. Le groupe Canal + va, de son côté, lancer un décodeur mixte satellite-TNT qui permettra aux abonnés de CanalSat de recevoir les chaînes gratuites de la TNT, y compris TF1 et M6. Concernant LCI, la valeur d'une chaîne d'information n'est pas la même qu'une chaîne exclusive comme Disney, qui est très différenciatrice et un vecteur de recrutement d'abonnés. Les chaînes accessibles sur de nombreuses plates-formes ont moins de valeur.

Vous avez lancé la première expérimentation en DVB-H. Pourquoi êtes-vous intéressés par cette norme ?

G.L.Parce que c'est du numérique hertzien destiné à des écrans de petites tailles, téléviseurs ou téléphones portables. Les fréquences étant gérées par le CSA, les opérateurs comme Canal souhaitent utiliser cette technologie en continuum de la TNT en étendant leurs droits. Pour l'instant, les conditions n'étant pas fixées, on ne sait pas s'il s'agira de gratuit ou de payant, mais nous défendons l'idée d'un prolongement sur d'autres supports. À l'inverse de ce qui s'est passé dans la musique avec l'i-Pod, le récepteur spécifique sur DVB-H va suivre la diffusion sur la troisième génération de téléphonie mobile.

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