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Avec qui gouvernera Patrick de Carolis ?

01/09/2005

Le président de France Télévisions a nommé sa garde rapprochée. Les directeurs opérationnels des chaînes ont tous une expérience de l'audiovisuel.

Patrice Duhamel

l'homme des antennes

C'est le nouveau numéro deux du groupe, l'alter ego de Patrick de Carolis, qu'il a suivi au Figaro magazine ou à La Cinq. C'est aussi, depuis fin août, le superpatron des antennes de France Télévisions, avec un oeil sur la diversification et le développement. Journaliste à l'ORTF dès 1970, passé par le service politique de TF1 jusqu'en 1981, ce giscardien bon teint - il fut chroniqueur à Radio Chamalières en 1982- a d'abord partagé avec son frère Alain la disgrâce mitterrandienne. Le retour de la droite en 1986 lui ouvre les portes d'un nouveau métier : dirigeant. Il supervise les programmes de RMC avant de prendre la tête de l'information de La Cinq version Hersant et Berlusconi. C'est notamment à lui qu'on doit, en 1991, la mise en scène de la guerre du Golfe avec ses cartes et ses généraux experts. Puis l'arrivée d'Édouard Balladur à Matignon lui rouvre l'antenne du service public. On lui confie d'abord celle de France Inter avant d'être en charge de celles de Radio France puis de France 3 - où il fait venir Patrick de Carolis - et enfin de France 2 jusqu'en juin 1999. Cette expérience de sept ans fait de Patrice Duhamel l'un des meilleurs spécialistes des problématiques de programmation audiovisuelle. Marié à Nathalie Saint-Cricq, rédactrice en chef de Mots croisés sur France 2, l'homme est également fidèle à ses idées. En octobre 1999, il retrouve l'ex-groupe Hersant avec le titre de directeur général adjoint du groupe Le Figaro et d'éditeur du Figaro magazine et de Madame Figaro. C'est là qu'il a l'idée de faire venir son compagnon de route, animateur à succès des Racines et des Ailes sur France3, dont il fait son directeur général au Fig mag. Désormais, Patrice Duhamel sera sous les ordres de son ancien protégé. Mais ce sera toujours un tandem qui sera aux manettes. Lui veillant sur les mots et les hommes, l'autre sur les images.

Philippe Baudillon

le diplomate politique

Finalement, Philippe Baudillon vivra les Jeux olympiques, mais pas forcément du côté qu'il espérait. ­Ancien directeur général du comité de candidature de Paris 2012, cet énarque de près de cinquante ans est désormais ­directeur général de France2... diffuseur des JO ! Le cuisant revers de Paris 2012 a été vécu comme un uppercut par cet amateur de sport. Mais, jamais en panne d'idées, il a les moyens de surmonter l'échec. « C'est un formidable battant, un homme de défis et un grand travailleur », témoigne Arnaud Molinié, directeur délégué auprès de la gérance du groupe ­Lagardère, qui l'a côtoyé dans le cadre du club des entreprises de Paris 2012. « Il avait réussi à fédérer des personnes ayant des intérêts contraires », poursuit-il. Une occupation qu'il devrait retrouver à France 2. Énarque et diplomate de formation, Philippe Baudillon a su se doter d'un épais carnet d'adresses dans le monde politique. Un patron de l'audiovisuel n'hésite d'ailleurs pas à affirmer que c'est grâce au Premier ­ministre qu'il a obtenu son poste (« Si vous ne savez pas que c'est un intime de Villepin, vous avez raté l'épisode principal ! »). En 2002, le locataire de Matignon, alors au Quai d'Orsay, l'avait déjà chargé d'une mission d'étude sur la chaîne d'information internationale.

La télévision n'est donc pas totalement inconnue à ce spécialiste des ­affaires étrangères. Philippe Baudillon a ainsi présidé Sima, filiale du groupe Lagardère spécialisée dans l'achat de droits et, surtout, Canal France international, la banque de programmes français destinés aux écrans du monde et pour laquelle il a préconisé - sans succès- la transformation en chaîne tournée vers le monde arabe et l'Afrique. « Bien organisé, il sait très bien fédérer, conduire et protéger ses équipes, rapporte Jérôme Lenfant, l'ancien responsable presse de Paris 2012. Il est soucieux de la dimension humaine. » Reste à savoir s'il sera un homme de programmes, au sein d'une antenne ­supervisée par Patrice Duhamel... où s'il sera confiné à la gestion et aux relations avec le Parlement.

Geneviève Giard

la productrice en chef

« C'est l'une des rares personnes à savoir dire non avec courage. » Jean-Pierre Cottet, qui dirige aujourd'hui les activités audiovisuelles du groupe Lagardère, a longtemps travaillé avec Geneviève Giard, soixante ans, nouvelle directrice générale de France 3 et professionnelle reconnue du service public. Entrée à la télévision par l'ORTF, elle s'est distinguée en dirigeant la production de France 3, entre 1990 et 1997, où elle retrouva Patrice Duhamel, puis celle de France2 avant de rejoindre France5 dont elle a supervisé l'antenne jusqu'à cet été. On lui doit notamment Les Maternelles (et la découverte de Maïta Biraben), la création d'un magazine médical et des programmes jeunesse. Récemment, directrice générale adjointe de France 5, elle a suivi le projet de chaîne pour enfants Gulliver. « Elle est passée de la gestion aux programmes, estime Jean-Pierre Cottet, et n'a jamais pris la mauvaise ­décision. Elle est droite et fidèle, dotée d'un bon esprit d'équipe et fusionnelle avec les intérêts de l'entreprise. Son défaut ? Elle a une capacité à se crisper dans les affrontements en repliant le pont-levis. Elle peut donc se refermer comme un coquillage, mais ce sera toujours avec une extrême courtoisie. »

Claude-Yves Robin

le câblé jeunesse

Spécialiste du câble et des programmes jeunesse, le nouveau directeur ­général de France 5 est un ESCP Lyon au caractère égal et non dénué d'humour. À quarante-deux ans, il était une figure montante de Lagardère ­Active. Après avoir commencé sa carrière chez Canal J en 1991, gravi les échelons jusqu'à en prendre la direction générale (1995-2001), puis la présidence, il devint parallèlement directeur général adjoint de Lagardère Thématiques. À ce titre, il est responsable d'un succès, Filles TV, lancée en septembre 2004 et dotée de 0,4 point d'audience, et d'un échec, Match TV, dont il a dû reprendre les rênes après le départ de Jean-Loup Remilleux. L'arrêt brutal de la chaîne en plein été, alors qu'il avait commencé à assainir les comptes, l'a laissé amer. « Il a fait le meilleur travail pour essayer de sauver la boîte, estime Jean-Pierre Cottet, mais nous nous sommes imposé une limite éditoriale : nous ne voulions pas faire du Choc plus que du Match. » Claude-Yves Robin était également en charge, côté Lagardère, du lancement de Gulliver, rebaptisée Gulli.

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