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Des jeunes un peu moins accros aux musicales

19/01/2006 - par Muriel Signouret

Selon la dernière enquête de Médiamétrie, NRJ, Skyrock et Fun subissent une baisse de leur part d'audience. La faute des MP3 et autre iPod ?

Rares sont les radios dont la part d'audience n'a pas plongé lors de la dernière vague (novembre-décembre 2005), de l'enquête 126 000 radio de Médiamétrie. Même RTL, qui conserve son leadership sur ce critère, baisse de 0,8point en un an. Tout comme NRJ, première station musicale de France, leader en termes d'audience cumulée, qui enregistre une baisse de 0,6point et perd sa troisième place du podium, au profit du trio généraliste Europe 1, France Inter et RTL. « C'est une vague assez bizarre, caractérisée par une première quinzaine marquée par un taux d'activité bas en raison des vacances, observe ­Roberto Ciurleo, directeur des programmes et de la marque NRJ. Notre " morning ", qui constitue le prime time de la radio, a du coup légèrement chuté. »

Féminisation de l'audience

NRJ n'est pas la seule musicale à pâtir d'une fin d'année difficile. Parmi les cinq plus fortes baisses révélées par cette enquête, quatre concernent les stations non parlées. À commencer par Skyrock, qui recule de 0,6point de part d'audience. Qui aurait pu penser qu'elle perdrait des auditeurs durant les émeutes urbaines d'octobre-novembre ? Pour Pierre Bellanger, patron de la station, « la crise des banlieues a davantage profité à la télévision, vers laquelle se sont tournés nos auditeurs. D'autant que Skyrock s'est mise en retrait dans un souci de modération. » Une baisse passagère, donc, selon la direction, qui reste convaincue que les scores d'audience, malgré tout importants, de Skyrock démontrent la pertinence de ses programmes. Sylvain Niquet, directeur des études radio chez Carat Expert, note d'ailleurs que Radio libre de Difool, ouverte aux auditeurs de Skyrock de 21 heures à minuit, a connu un regain d'intérêt chez les 13-24ans (+9 % en quart d'heure moyen). « C'est la tranche 6 h-12 h qui a perdu le plus d'auditeurs », observe-t-il. Skyrock explique ce résultat par « le discours public contre la culture rap incarnée par la station ».

Fun Radio est également en perte de vitesse, et cède 0,3point de part d'audience en un an. Mais son directeur général adjoint, Sam Zniber, reste confiant. « Nous sommes en plein chantier », confie l'ancien animateur, arrivé aux commandes de la station musicale du groupe RTL en juin dernier. Premier réglage : le départ de l'animateur Max, fin décembre 2005, dont la libre antenne de 21 heures à minuit a subi un déclin important (- 52 % en quart d'heure moyen chez les 13-24 ans). La direction s'est empressée de le remplacer par Sophie, transfuge de Skyrock, la seule animatrice de cette tranche sur un réseau national. Car Fun Radio, dont la signature a récemment changé pour devenir « Soul&Dance », entend drainer les jeunes femmes de 13 à 34ans, qu'elle considère comme « une cible stratégique ». Pour l'heure, ce sont les hommes qui l'écoutent le plus. « Fun Radio a plutôt tendance à se masculiniser alors que cette vague enregistre, au contraire, une féminisation de l'audience, précise Sylvain Niquet, de Carat Expert. En novembre-décembre 2004, 56,9 % des auditeurs de Fun étaient des hommes, alors qu'ils sont aujourd'hui 62,6 %. »

Dans cette période plutôt morose pour les radios musicales, trois stations tirent leur épingle du jeu en part d'audience : Chérie FM (+ 0,3 point), RTL2 (+ 0,2 point) et MFM (+ 0,1 point). Toutes trois s'adressent à un public plus âgé, les 35-49 ans. Est-ce à dire, comme le laisse entendre Christophe Sabot, ­directeur général de Lagardère Active FM, dont la station Europe 2 recule elle aussi (- 0,2 point), que cette cible est moins volatile que les jeunes adultes, qui ont tendance à écouter la musique sur d'autres supports, comme les baladeurs numériques, la télévision ou Internet ? Dans les stations musicales, on espère sans doute aujourd'hui que cette révolution numérique ne sapera pas l'enthousiasme des annonceurs, qui ont investi dans les stations musicales plus de 1,76 milliard d'euros en 2005 (soit 60,7 % de leurs investissements à la radio, contre 38,1 % pour les généralistes), selon TNS Media Intelligence.

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