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Les gains au bout du fil

26/01/2006 - par Bruno Fraioli, à Cannes

L'industrie musicale française accuse encore une baisse de ses ventes en 2005. Toutefois, les perspectives de développement, notamment celles liées à la téléphonie, sont grandes.

L'industrie musicale française n'est pas encore sortie du tunnel, mais elle en aperçoit le bout. Au Midem, le rendez-vous mondial de l'économie du disque qui s'est tenu cette semaine à Cannes, les ­patrons des maisons de disques françaises ont une nouvelle fois annoncé un marché ­national en baisse : -8,6 % pour les ­ventes de détail, à 1,459 milliard d'euros, et -2,6 % pour les ventes en gros, à 929 millions d'euros.

11,3 milliards de dollars en 2010

Néanmoins, malgré ce nouveau recul aggravé par les craintes de la licence globale sur Internet, les professionnels ont un peu le sourire. En effet, les ventes de musiques dématérialisées, en téléchargement légal ou via le téléphone portable, ont été multipliées par quatre en France. Elles ont ­généré 32 millions d'euros de revenus en 2005, soit 3,5 % du marché.

Les perspectives de développement dans la téléphonie - via les sonneries musicales et le téléchargement de morceaux ou de clips - sont alléchantes. En 2010, cela devrait rapporter 11,3 milliards de dollars à l'industrie mondiale du disque, soit le double de l'an passé. Mais sur Internet, l'heure est encore à la gratuité : 1 milliard de titres ont été téléchargés en 2005 sur les sites d'échange de fichiers alors que, selon GfK, seulement 2 % le sont sur des plates-formes payantes. Pour l'instant, les maisons de disques se disputent donc le marché physique du CD. EMI, grâce aux succès remportés par ­Coldplay, Robbie Williams, Alain ­Souchon et Raphaël (dont l'album Caravane a été le plus vendu en 2005), grignote des parts de marché sur les deux géants que sont Universal Music et le nouvel ensemble Sony BMG : 62,9 % du ­marché à eux deux.

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