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Produits dérivés TV à l'horizon

09/02/2006 - par Bruno Fraioli

Le groupe né du rapprochement de Marathon, Adventure Line et Télé Images permettra un plus fort développement dans les produits dérivés et les nouveaux médias.

La production française s'arme pour le futur. ­Annoncé en septembre 2005 et officiellement acté le 27 janvier dernier, le rapprochement de Marathon, Adventure Line et Télé Images forme désormais, en France, le deuxième groupe en matière de production audiovisuelle, derrière Endemol. L'ensemble est contrôlé par un holding, Finhera, détenu à 70 % par le fonds d'investissement britannique Bridgepoint, à 25 % par Pascal Breton, le président de Marathon qui prend la présidence du directoire, et à 5 % par les autres managers. Avec un chiffre d'affaires de 125 millions d'euros, le groupe espère « jouer un rôle important dans les dix années qui viennent », selon Pascal Breton. L'opération permet surtout à ces entreprises de petite taille de mieux s'armer commercialement.

Nouveaux modèles économiques

Les enjeux se situent dans trois domaines : la vente internationale des programmes, l'exploitation des produits dérivés et les nouveaux médias. « Nous devons exploiter au mieux nos marques dans tous les domaines, explique Pascal Breton. Je pense à tous les nouveaux modes de diffusion sur Internet, à la téléphonie, mais aussi à la presse, à la vidéo à la demande, aux placements de produits et à tous les produits dérivés possibles. » Un énorme chantier en perspective car, à ce jour, l'essentiel des recettes des maisons de production françaises est réalisé grâce aux diffuseurs nationaux. En 2005, l'ensemble des sociétés du groupe a généré moins de 2 millions de chiffre d'affaires dans la vidéo à la demande et les produits dérivés. La marge de développement est donc importante... « Ce sont de nouveaux modèles économiques que nous ne connaissons pas encore mais qui, pour certains, seront centraux dans notre activité, poursuit Pascal Breton. Cela passe par notre savoir-faire mais aussi par des investissements importants en matière de talents et de commerciaux. »

Cette dernière activité est justement la seule mutualisée, car aucun rapprochement géographique n'est prévu entre les structures. « Cela n'a pas de sens et nous voulons éviter le " gros machin " organisé qui pourrait briser des cultures d'entreprise fortes », commente Vincent Chalvon-Demersay, président de Marathon Médias, la partie animation du groupe. En revanche, la mise en commun des équipes commerciales représente une force, surtout face aux grands studios internationaux. Cette opération permet aussi de rapprocher des sociétés aux profils relativement proches. Les dirigeants affirment d'ailleurs qu'ils partagent une philosophie d'entreprise. Et sont complémentaires, avec une expertise propre dans des genres différents : les séries pour Marathon, l'animation pour Marathon Media, le jeu et le ­divertissement pour Adventure Line et la fiction pour Télé Images.

Mais les dirigeants du nouveau groupe, qui changera bientôt de nom, doivent se hâter pour mettre en place et faire vivre l'ensemble. En effet, Bridgepoint pourrait sortir du capital dans un an. Pour la suite, Pascal Breton et ses associés ne sont pas encore fixés. L'une des solutions serait une introduction en Bourse. Il faudra alors présenter la plus belle mariée possible.

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