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Les gratuits font pression

04/05/2006 - par Amaury de Rochegonde

Pour faire entendre leurs intérêts auprès du marché publicitaire et des pouvoirs publics, les supports gratuits d'information créent une association.

Ils ne sont pas toujours jugés fréquentables dans les organismes professionnels... Qu'à cela ne tienne, les gratuits d'information ont désormais leur structure : l'Association pour le développement de la presse gratuite d'information (ADPGI). Ses adhérents, éditeurs de Metro, à Nous Paris, Sport, Femmes en ville, Journal du golf et Économie matin entendent se donner les moyens de « défendre leurs intérêts économiques, matériels, moraux et déontologiques ». En clair, il s'agit de mettre en place un lobby susceptible de revendiquer les mêmes intérêts que la presse payante. L'association exclut les journaux d'annonces, mais pourrait intégrer 20 Minutes, voire le réseau de quotidiens régionaux Ville plus. Elle veut notamment peser pour une meilleure intégration dans les logiciels de médiaplanning et les indicateurs de performance des organismes professionnels. « On entrera à l'étude Audipresse l'an prochain, souligne Michel Lallement, directeur d'à Nous Paris. Le fait d'être reconnu dans les programmes de médiaplanning peut entraîner un effet de levier de 25 à 30 % sur nos recettes. »

OJD et AEPM en ligne de mire

Francis Jaluzot, président de Sport et de l'ADPGI, interpelle, lui, les pouvoirs publics : « On ne bénéficie d'aucune aide à la presse, proteste-t-il, cela nous paraît d'une équité discutable. » L'absence d'aides postales, qui handicape tout adressage par courrier d'exemplaires gratuits, est notamment montrée du doigt. Jean-Baptiste Giraud, fondateur d'Économie matin, a d'ailleurs engagé un recours auprès du Conseil d'État pour excès de pouvoir à l'encontre de la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), qui détermine l'octroi de telles aides. Les éditeurs de gratuits, qui n'ont pu adhérer aux syndicats de presse existants, veulent également être représentés auprès de l'OJD, l'Office de justification de la diffusion, et de l'AEPM, l'étude de la presse magazine. Cette dernière exclut pour l'instant tout titre s'interrompant pendant plus de deux semaines... Or, les gratuits ne paraissent pas l'été.

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