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Bertelsmann évite la Bourse

01/06/2006 - par Amaury de Rochegonde

Pour financer les parts de son capital rachetées au prix fort à Albert Frère, le géant allemand des médias va devoir réaliser des cessions. Vivendi s'intéresse à BMG Publishing.

La famille Mohn, actionnaire à 74,9 % de Bertelsmann, n'aime pas la Bourse et elle le prouve. Le géant allemand des médias vient de confier à Barclays Capital, BNP Paribas, Deutsche Bank et The Royal Bank of Scotland le soin de financer le crédit nécessaire au rachat des 25,1 % du groupe Bruxelles Lambert, présidé par Albert Frère. Ce dernier, qui menaçait d'introduire sa part sur le marché public en vertu d'un accord signé avec Bertelsmann, va récupérer dans l'affaire 4,5 milliards d'euros, soit 1 milliard de plus qu'escompté. Le prix de l'indépendance ! Pour rembourser son crédit, Bertelsmann a annoncé qu'il allait se défaire dans douze à dix-huit mois de son catalogue de musique BMG Publishing, qui intéresse Vivendi. Mais cela ne sera pas suffisant. Les spéculations vont donc bon train autour des prochains actifs cédés : les 50 % dans Sony BMG ? Gruner&Jahr (Prisma Presse) ?

Vente d'activités périphériques

A priori, la France ne devrait pas être directement concernée par les cessions à venir : M6, RTL et Prisma Presse sont jugés suffisamment rentables ou font partie des métiers historiques de RTL Group, filiale de Bertelsmann. Un observateur averti mise donc plus sur la vente d'activités périphériques comme les quotidiens allemands ou les clubs de livres (France Loisirs). RTL Group, quoi qu'il en soit, devrait rester dans le giron de Bertelsmann car il représente 55 % de son résultat. En revanche, une introduction en Bourse d'une part importante du groupe audiovisuel européen n'est pas à exclure. De même, l'actionnaire allemand aura la tentation de puiser dans la trésorerie de M6, évaluée à 500 millions d'euros, quitte à compromettre ses projets de développement. Le président du conseil de surveillance de RTL, Rémy Sautter, estime de son côté que le départ d'Albert Frère ne changera pas grand-chose à la vie de sa radio, même s'il en est un actionnaire historique. M6 peut difficilement en dire autant : l'homme d'affaires belge préside encore son conseil de surveillance.

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