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Les éditeurs cherchent un accord avec Google

28/09/2006 - par Amaury de Rochegonde

La condamnation récente par la justice belge du moteur de recherche californien n'altère pas la stratégie des éditeurs de parvenir à un protocole d'accord sur la reprise des articles.

Bertrand Pecquerie, directeur du World Editors Forum, est catégorique : « La décision de la justice belge n'est pas la victoire de l'Europe ou des éditeurs, mais le début d'un très long combat. » Depuis le 18 septembre, Google News, qui génère 2 à 3 % du trafic de Google, a en effet cessé de référencer sur son site belge des articles du Soir, de La Libre Belgique ou de La Dernière Heure. Le 22 septembre, après avoir tenté de s'y opposer par référé, le moteur de recherche (­google.­be) a même été contraint de publier sur sa page d'accueil le jugement du 5 septembre du tribunal de première instance de Bruxelles. Certes, la société californienne a fait appel et nul doute qu'elle va mobiliser une batterie d'avocats pour se défendre. Mais elle a perdu une première manche car elle a sous-estimé la justice belge. En reproduisant sans autorisation des articles de presse pour nourrir Google News, la firme américaine s'est mise en infraction avec les règles du copyright comme du droit d'auteur. Et elle peine à convaincre qu'elle respecte la propriété intellectuelle en permettant aux éditeurs de lui notifier (« opt in ») un refus de reproduire. Quant au site d'information Google News, s'il ne comporte pas directement de publicité, il sert de produit d'appel à Google et génère donc des revenus auxquels les éditeurs n'ont pas droit.

Sortir du tout ou rien

Un tel jugement va-t-il faire jurisprudence en Europe ? Pour Bertrand Pecquerie, les syndicats de presse et la Fédération des éditeurs européens travaillent plutôt, à l'horizon d'un an, sur un protocole qui leur permettrait de garder la main face aux moteurs de recherche. « Les éditeurs cherchent à sortir du tout ou rien en autorisant page par page et pour des périodes restreintes - par exemple un mois - un accès libre à leurs articles », explique-t-il. Un système en vigueur au Monde, puisque le quotidien a un droit de regard sur les contenus mis en ligne par Google.

Les éditeurs sont également soucieux de ne pas compromettre leur audience sur Internet, qui viendrait pour une bonne part (le quart, voire le tiers) de Google. La stratégie de l'Agence France-Presse, qui consiste à demander 17 millions d'euros de dommages et intérêts aux États-Unis pour la reproduction de ses dépêches, ne fait pas l'unanimité.

La solution viendra sans doute aussi, demain, de la concurrence du futur moteur de recherche européen Quaero. Celui-ci se positionne non pas en éditeur de contenus, mais en prestataire de services offrant aux éditeurs de partager les revenus de la publicité. Un accord qui devrait, tôt ou tard, inspirer l'américain Google.

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