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Le Mipcom consacre l'adaptation de fictions

19/10/2006 - par Amaury de Rochegonde

Le marché international des programmes, qui s'est tenu la semaine dernière à Cannes, a montré que les séries se mondialisent via des adaptations en versions locales.

Le Mipcom, qui s'est clos à Cannes le 13 octobre, a sa conférence reine : la présentation des tendances de programmes dans le monde par Virginia Mouseler, directrice de The Wit. Pour la première fois cette année, cette experte qui attire les foules a consacré une conférence entière aux fictions. Les émissions de flux (télé-réalité notamment), ne sont en effet plus les seules à se mondialiser. En témoigne la multitude de séries américaines qui fleurissent sur les chaînes françaises : Lost, Les Experts, FBI Portés disparus, Grey's anatomy, Charmed, etc.

Mais c'est désormais aussi un genre qui s'adapte : la telenovela colombienne Betty la Fea, qui intéresse TF1, a ainsi eu son équivalent en Allemagne et aux États-Unis (Ugly Betty), tandis que Desperate Housewives vient d'être latinisée en Argentine et le sera bientôt au Brésil, en Colombie et en Équateur. Idem pour Monte-Cristo, adapté d'Alexandre Dumas, qui a ses versions mexicaine, argentine et bientôt portugaise et chilienne. Quant à la France, elle doit à la Une l'adaptation parisienne de New York section criminelle, dont le tournage vient de commencer.

Choisir son actrice

Côté programmes de flux, Virginia Mouseler note un développement des jeux de chance, de bluff et d'intuition avec Poker Face en Grande-Bretagne ou 1 Mijoen Wat aux Pays-Bas. Les jeux de culture populaire et la call-TV sont aussi de saison. Mais les formats les plus marquants sont encore de la télé-réalité. Ainsi Solitary, aux États-Unis, met le candidat face à ses « limites mentales et physiques » en l'enfermant dans une pièce où un ordinateur lui assène des ordres. Au choix : la liberté, ou la solitude et 50 000 dollars. Plus réjouissant, Telenovela Star en Colombie offre au téléspectateur la possibilité de choisir son actrice dans une fiction d'une demi-heure en direct. Ou Family Affair, qui propose au candidat de reprendre une affaire familiale. Là au moins c'est clair : la télé, c'est du business !

Tout le monde la ferme. Qui l'ouvre ? Ne cherchez pas, c'est France Soir. » Après une campagne d'affichage cet été, du 21 août au 3 septembre, c'est sur les ondes que Jean-Pierre Brunois, nouveau patron du quotidien, veut faire parler de son journal, avec des spots radio diffusés du 23 au 29 octobre. « La première communication a eu un impact réel, mais trop de gens pensent encore que France Soir n'existe plus », note le PDG.

Le point d'équilibre à la fin de l'année

Confortablement installé dans son vaste bureau situé à deux pas de l'avenue de Courcelles, dans le xviie arrondissement de Paris - « Nous sommes restés deux mois à Aubervilliers, deux mois de trop » -, le marchand de biens affirme avoir relancé les ventes en six mois. « Nous sommes passés de 33 000 à 40 000 exemplaires vendus en kiosques », se félicite-t-il, avant d'ajouter : « Nous visons 50 000 exemplaires d'ici à la fin de l'année, ce qui nous permettra d'atteindre notre point d'équilibre. »

Sa recette ? « Une gestion très attentive des coûts fixes », explique celui qui pilote un quotidien fabriqué par quarante-six salariés, dont une trentaine de journalistes et trois rescapés de l'ancienne formule. « J'ai fait cinq métiers dans ma vie, et à chaque fois j'ai réussi », poursuit Jean-Pierre Brunois, qui a investi 5 millions d'euros dans le journal.

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