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« Pouvoir suivre une cible toute la journée »

02/11/2006 - par Entretien : Bruno Fraioli et Amaury de Rochegonde

Gaël Blanchard, ancien patron commercial de JCDecaux, a pris le 16 octobre la présidence de Bolloré Intermédia, régie qui sera chargée de commercialiser les supports du groupe Bolloré.

Vous avez quitté un groupe mondial où vous dirigiez 450 personnes pour une structure en développement. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?

Gaël Blanchard. Je sais que cela a surpris mais ce n'est pas par déception que j'ai quitté JCDecaux, groupe avec lequel je garde d'excellentes relations. Un homme a guidé mon choix : Vincent Bolloré. Au même titre que Jean-Claude Decaux, son charisme m'a fait adhérer à ses projets. Mon arrivée correspond aussi à sa volonté de se ­développer dans la communication.

Quels sont vos objectifs ?

G.B. L'ambition est de créer une régie cross-média, Bolloré Intermédia, avec des médias pertinents permettant de suivre une cible tout au long de la journée. La régie, qui devrait compter une dizaine de personnes, est en cours de construction. Les objectifs commerciaux ne seront fixés qu'une fois l'équipe constituée. Toutefois, avant cela, nous allons souscrire à Médiamétrie pour Direct 8, tout en attendant la prise en compte de la TNT dans les audiences. D'autre part, nous allons inscrire Direct soir à l'OJD et préparer notre candidature à l'Epiq, l'étude de lectorat de la presse quotidienne, afin de qualifier les audiences de nos supports. Dans ce métier, la référence aux audiences est indispensable. Le carnet d'adresses ne suffit pas !

Avez-vous vocation à prendre en régie des titres extérieurs ?

G.B. Nous sommes ouverts à toute proposition pertinente qui corresponde aux objectifs du groupe.

L'une de vos missions sera donc de définir des cibles et de présenter ces projets au groupe.

G.B. Oui, mais nous allons d'abord nous occuper des supports existants dans le giron du groupe Bolloré : la télévision avec Direct 8, la presse avec Direct soir, le projet de gratuit du matin monté actuellement avec LeMonde. Nous avons aussi vocation à exister sur Internet. Le groupe a obtenu douze licences Wimax, ce réseau haut débit sans fil autour duquel beaucoup de partenariats peuvent être envisagés.

Des synergies entre les différents supports sont-elles prévues ?

G.B. Évidemment. Le média de masse n'a plus vocation à se développer et les annonceurs ont besoin de suivre leurs cibles au plus près. Ils vont avoir recours à du cross-média pour, justement, maîtriser au mieux les supports prenant en compte cette problématique. Le développement de Vincent Bolloré dans les médias peut paraître un peu anarchique, mais il suit un fil conducteur clair : une ­colonne vertébrale entre les médias, la presse, la télévision, la radio, Internet, et peut-être encore d'autres supports car le groupe n'est pas fermé en termes de potentiel d'acquisitions, ­notamment dans la presse payante.

Quelles seront les relations entre la régie et les agences médias liées au groupe, Havas et Aegis ?

G.B. Ces structures sont des silos. Je le dis avec détermination : il n'existe aucune passerelle entre les activités médias du groupe Bolloré et le groupe Havas. Quand je suis arrivé, j'ai même découvert qu'il n'y avait pas d'approche commerciale des groupes MPG et Aegis. Cela correspondait à une volonté déontologique. Nous les solliciterons dès la mise en place d'études référentes.

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