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Foreign Policy en VF

02/11/2006 - par Muriel Signouret

Lancée début octobre, l'édition hexagonale de la prestigieuse publication américaine sur la politique internationale se situe à mi-chemin entre la revue et le magazine.

Vous tenez entre les mains le premier numéro d'une nouvelle revue consacrée à l'état du monde. Énoncé ainsi, le projet peut paraître présomptueux. Il l'est sans doute, comme toute nouvelle aventure éditoriale », écrivent les éditeurs de la version française de Foreign Policy, dans le numéro un sorti début octobre. En tout cas, le magazine ne lésine pas sur les sujets on ne peut plus ambitieux, comme « la bataille du gaz » engagée par Vladimir Poutine - au regard d'acier en couverture -, les leçons de la guerre au Sud-Liban, mais aussi le génocide perpétré loin des caméras contre le peuple Acholi, en Ouganda. Avec des signatures pas moins prestigieuses : Alexandre Adler, Thérèse Delpech ou Jacobo Machover, sans compter les contributions de spécialistes américains tel que Hugh Miles, auteur d'un ouvrage sur Al Jazira, ou Niall Ferguson, professeur à Havard.

C'est qu'il faut être à la hauteur d'un nom aussi respecté que Foreign Policy... « Dans notre cahier des charges, nous avions comme obligation de faire un magazine de même niveau que l'édition américaine et de consacrer la moitié de notre contenu à des articles provenant de celle-ci », explique François Roche, ancien directeur de la rédaction de L'Expansion et directeur du Foreign Policy français. C'est lui qui a décroché, au nom du groupe de presse Xorus, un contrat de licence de marque avec la publication mère. Une aubaine pour Foreign Policy, qui cherche justement à franchir l'Atlantique, comme en attestent ses éditions espagnole, arabe et, lancée sous peu, japonaise.

Une personnalité invitée à chaque parution

Mission réussie pour la petite équipe française ? « A priori, les Américains ont été satisfaits », répond François Roche. Quant aux lecteurs, il est encore trop tôt pour dire si les 12 000 exemplaires diffusés à 8,90 euros ont trouvé preneur. « Ce n'est pas une opération massive. Nous ne sommes pas en train de lancer Jasmin ! Mais dans une période où les problématiques internationales sont fortes, je crois à notre format, à mi-chemin entre la revue, avec des textes longs rédigés par des experts, et le magazine, qui traite l'actualité sur un mode journalistique et non académique », poursuit le directeur du bimestriel, qui cible en premier lieu les étudiants, les enseignants et les cadres d'entreprises amenés à parcourir la planète.

Le premier numéro de Foreign Policy ne comporte aucun sujet sur la France. « Cela ne signifie pas qu'il n'y en aura pas. Nous ne voulons pas faire un magazine sur ce que la France pense du monde mais sur ce qui se passe hors de l'Hexagone », explique François Roche. Le deuxième numéro, à paraître début décembre, abordera notamment la question du nucléaire, un sujet d'actualité chaud. Le reportage ne sera pas en reste avec, par exemple, le portrait d'un trafiquant d'armes. Pour célébrer la sortie de ce deuxième opus géopolitique, Al Gore, l'ancien vice-président des États-Unis sous l'ère Clinton, viendra s'exprimer sur la politique étrangère américaine devant une centaine d'invités triés sur le volet. « À chaque parution, nous inviterons une personnalité qui a des choses à dire sur la situation mondiale, comme l'a fait l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder pour le premier numéro. On a envie de provoquer des débats aussi à l'extérieur de la salle de rédaction », insiste François Roche.

www.foreignpolicy.com

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