Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

M6 concentrée sur l'avant-soirée

11/01/2007 - par Entretien : Bruno Fraioli

Le président du directoire de M6, Nicolas de Tavernost, présente sa stratégie de programmes pour 2007. Objectif : muscler l'audience en journée et doper la tranche 18 h-20 h 30.

Depuis le 1er janvier, les distributeurs ont accès à la publicité commerciale sur les chaînes hertziennes. Qu'attend M6 de l'arrivée de ce nouveau secteur ?

Nicolas de Tavernost. Comme nous l'avions indiqué, nous espérons environ 30 millions d'euros de recettes supplémentaires nettes. C'est dans cette perspective que des efforts ont été fournis sur les programmes dès 2006. Nous sommes assez confiants et devrions conserver au minimum notre part de marché commerciale, soit 23 %. D'ores et déjà, toutes les grandes enseignes sont présentes sur M6 [lire aussi l'enquête en page 12].

En incluant de nouveaux genres de programmes, M6 s'oriente encore un peu plus vers un statut de chaîne généraliste. Élargir votre public ne risque-t-il pas aussi de le vieillir ?

N. de T. L'année 2006 a été fructueuse. Nous avons non seulement stabilisé l'audience des individus de quatre ans et plus, mais également augmenté celle des moins de cinquante ans. Cela s'explique par le fait que tous les nouveaux programmes progressent davantage sur les moins de cinquante ans que sur les quatre ans et plus. Une chaîne généraliste comme M6 n'a pas vocation à toucher toutes les cibles, mais à diffuser tous les genres de programmes. Cela ne nous empêche pas de réussir le pari de la puissance : en 2006, M6 a réalisé 132soirées supérieures à 4 millions de téléspectateurs, contre 90 l'an passé [lire le bilan TV 2006 en page 31].

Quelles sont vos priorités pour M6 en 2007 ?

N. de T. Tout d'abord, nous allons renouveler les grands succès de soirées, comme La Nouvelle Star, Zone interdite ou les grandes séries internationales comme Prison Break. Nous allons aussi installer des programmes inédits comme L'Inventeur de l'année, la série d'été Suspectes, Pékin express saison 2 en prime time, etc. L'un des enjeux les plus importants sera pour nous l'avant-soirée en ­semaine de 18 h à 20 h 30. Des nouveautés vont progressivement arriver. Des projets sont encore en test dans divers genres : télé-réalité, série, jeu, etc. L'audience de M6 a augmenté en soirée et un peu reculé le reste de la journée. En 2007, nous allons donc travailler sur la grille de la journée afin de faire encore progresser l'audience générale. Notre seconde priorité sera de dynamiser les autres chaînes du groupe, comme Paris Première et W9, cette dernière s'étant déjà imposée dans le peloton de tête des nouvelles chaînes.

Vous venez de créer une direction générale des antennes et des contenus, qui sera dirigée par Thomas Valentin. Pourquoi ?

N. de T. Nous raisonnons en ­termes de familles de chaînes. Celles-ci conservent leur personnalité tout en s'appuyant sur la synergie du groupe. Cette organisation s'articule autour de Thomas Valentin, vice-président du directoire, qui supervise des directeurs d'antenne travaillant dans le cadre d'un groupe pouvant être multiantenne et multisupport.

M6 Mobile vient de passer la barre des 700 000 clients. Comment expliquez-vous cette réussite ?

N. de T. L'association marketing des marques M6 et Orange a fait de cette licence un incroyable succès en moins de deux ans. Cette activité, rentable, est un aspect non négligeable pour développer des contenus multimédias. Car le métier de base d'un groupe comme M6 est la production, la fabrication et le développement de contenus, plutôt financés par la publicité, pour différents supports. Notre objectif initial de 1 million d'abonnés en trois ans sera atteint beaucoup plus vite que prévu. Le modèle de la licence avec Orange était donc le bon.

Le groupe souhaite se développer tous azimuts sur Internet, notamment dans les sites communautaires. Comment comptez-vous financer ces projets ?

N. de T. L'année 2007 sera relativement forte pour Internet, avec des investissements importants. Le pôle des services interactifs, rentable, ­contribue de manière significative au développement du groupe. Mais il faut encore tester les modèles économiques, notamment pour les sites communautaires. La publicité sur ­Internet intéresse nos clients. C'est pour cela que notre régie s'est orientée vers le « cross-media ».

Vous éditez aussi des magazines payants comme Fan de, et gratuits comme Femme en ville, Citato et, depuis le 17 novembre, Absolument féminin. Quelles sont vos priorités dans la presse ?

N. de T. Elle est un complément à nos activités. Aujourd'hui, la question est de savoir si le groupe doit aller dans la presse quotidienne gratuite. Nous sommes attentifs à ce secteur, nous avons examiné beaucoup de projets, mais ce marché est déjà très encombré.

Le groupe M6 a-t-il vocation à conserver longtemps les 5,1 % qu'il détient dans le nouvel ensemble Canal +/TPS ?

N. de T. Nous sommes des actionnaires totalement dormants. Nous avons un engagement d'achat de nos actions de la part du groupe Vivendi. Nous examinerons cela dans trois ans. La télévision gratuite et le développement de contenus restent nos métiers prioritaires.

Envoyer par mail un article

M6 concentrée sur l'avant-soirée

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.