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Libération espère un miracle à l'italienne

11/01/2007 - par Muriel Signouret

Figure de la presse européenne, Carlo Caracciolo, cofondateur de La Repubblica, a décidé d'investir 5 millions d'euros à titre personnel dans le quotidien français.

L'histoire a de quoi faire rêver : tombées à 70 000 exemplaires par jour, les ventes du quotidien italien de centre-gauche La ­Repubblica se sont redressées en trois ans à 150 000 exemplaires, pour culminer aujourd'hui à 586 000 exemplaires. Un homme se cache derrière cette réussite : Carlo Caracciolo, président-fondateur du quotidien romain. Il est aujourd'hui l'invité surprise de la recapitalisation de Libération, entérinée le 5 janvier par les actionnaires du journal. L'aristocrate octogénaire, plus connu pour ses succès de presse (il a créé dans les années cinquante L'Espresso avant de s'attaquer à La ­Repubblica) que pour ses origines princières, vient d'investir à titre personnel 5 millions d'euros pour prendre 33,3 % du capital de Libération, dont il devient le deuxième actionnaire derrière Édouard de Rothschild (38,7 %). Le tour de table comprend aussi Pathé, Suez, La Libre Belgique ou encore des « amis » du journal tels Bernard-Henri Lévy, Pierre Bergé et André Rousselet.

À gauche toute !

L'arrivée du patron de presse italien comme deuxième actionnaire constitue une aubaine pour le titre fondé par Serge July, qui a accusé une baisse de sa diffusion payée en France de plus de 13,6 % depuis 2002, pour plafonner aujourd'hui à 134 789 exemplaires selon l'OJD 2005-2006. Même s'il ne suffit pas de la caution de Carlo ­Caracciolo pour que le miracle transalpin se reproduise, son investissement personnel dans Libération montre au moins que la presse française, bien qu'en difficulté, suscite encore espoir et engouement. Quelque 15 millions d'euros sont tout de même investis dans Libération, à la faveur de sa recapitalisation. Le cofondateur de La Repubblica considère le titre français comme « un grand quotidien qui fait partie de l'histoire de la gauche européenne ». Une raison suffisante pour ne « pas accepter qu'il soit déclaré en faillite ». À l'aube de l'élection présidentielle, c'est à gauche justement que la direction, menée par Laurent Joffrin, entend ancrer le titre en réaffirmant ses engagements culturels et sociaux. Tout en développant en priorité le site Internet.

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