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« Médiamétrie a besoinde sérénité »

18/01/2007 - par Bruno Fraioli

Bruno Chetaille a pris les rênes de l'institut d'études le 2 janvier, succédant à Jacqueline Aglietta. Il s'accorde trois mois d'observation, mais devra très vite s'attaquer aux dossiers sensibles.

La 126 000 Radio est son premier grand rendez-vous. Installé officiellement depuis le 2 janvier 2007 dans le fauteuil de président de Médiamétrie, Bruno Chetaille a dû rapidement se mettre dans le bain en raison de la publication, ce jeudi 18 janvier, des audiences de la radio pour la période novembre-décembre 2006. Pour autant, l'ancien président de TDF ne considère pas cette journée comme particulière. Du moins pour le moment. « Je suis dans une phase de compréhension du métier et de diagnostic de la société », explique-t-il. En deux semaines, Bruno Chetaille a déjà vu ses 360collaborateurs et visité tous les sites de production. Il avoue avoir été surpris par « la jeunesse et le dynamisme » de ses troupes, dont la moyenne d'âge est de trente-trois ans.

Dans son esprit, cette phase d'imprégnation doit durer trois mois. Il est donc urgent d'attendre. Pourtant, les marchés de l'audiovisuel et de la ­publicité, dont Médiamétrie est un acteur central, souhaitent des évolutions rapides. Au printemps 2006, l'institut d'études a été secoué par une crise née de divergences entre ses administrateurs. L'issue en a été le départ de Jacqueline Aglietta, l'emblématique présidente de Médiamétrie, présente depuis la création de l'institut et critiquée pour ne pas avoir fait assez évoluer l'entreprise vers l'ère des médias numériques.

Renouer avec le consensus

Son successeur, Bruno Chetaille, arrive donc en terrain miné. « L'une de mes préoccupations majeures est de ramener sérénité et confiance dans tout le fonctionnement de Médiamétrie », précise le nouveau président. Pour cela, il devra instaurer un esprit de consensus auprès de ses administrateurs (représentants de télévisions, de radios, d'agences de communication et d'annonceurs) qui, par ailleurs, sont également ses clients. « J'attends de lui de la force de persuasion, afin qu'il sache convaincre les actionnaires de la nécessité de réformes importantes », précise Alain Weill, président de NextradioTV et administrateur de Médiamétrie. Une attente qui est loin d'effrayer Bruno Chetaille. « D'expérience, je sais que si on satisfait les opérateurs en tant que clients et qu'on a la préoccupation de faire toujours des progrès en termes de productivité et de compétitivité, on les satisfera aussi comme actionnaires », assure l'intéressé.

Mais, malgré cette période d'imprégnation, le nouveau patron de Médiamétrie sait qu'il doit déjà lancer ses chantiers. « Il y en a deux importants, juge Daniel Saada, président de Zenith­Optimedia et administrateur de Médiamétrie. D'une part, la mesure d'audience transversale, c'est-à-dire le suivi du parcours médias d'un individu. D'autre part, la prise en compte de la mobilité dans les médias. » Sur ces deux points, Bruno Chetaille n'a pas d'inquiétude : ­« Médiamétrie n'a pas attendu pour être présent sur des sujets tels que la convergence. D'autres défis s'approchent aussi, comme, effectivement, la télévision mobile personnelle, mais aussi la radio numérique. Nous devons anticiper et concevoir les outils de mesure et d'étude appropriés pour être au rendez-vous du marché. »

De la « force de persuasion », Bruno Chetaille en aura besoin pour décider ses actionnaires à investir financièrement dans ces nouvelles études. ­« Médiamétrie bénéficie d'un certain monopole, ce qui est bien, rappelle Philippe Santini, directeur général de France Télévisions Publicité et administrateur de Médiamétrie. Mais, dans ce cas, j'attends aussi une certaine transparence sur leurs procédures afin d'être rassuré. »

« Des changements sont d'ores et déjà perceptibles, confie un collaborateur. Il semble qu'il délègue plus que Jacqueline Aglietta, notamment en matière de suivi des contrats commerciaux. » Justement, Bruno Chetaille devra, et ce ne sera sans doute pas le plus simple, tourner la page Aglietta, qui a été surnommée « la grande prêtresse de Médiamétrie ». L'esprit de l'ancienne présidente est toujours présent dans les locaux franciliens de l'institut. « Il va avoir du mal à vraiment quitter la maison », souffle-t-on en interne.

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