
01/02/2007 - L'afficheur français n'a pas hésité à surenchérir face à Clear Channel pour conserver les 1 600 panneaux publicitaires de Paris, vitrine internationale de son activité.
Sauf avis contraire du Conseil de Paris, qui se prononcera par un vote le 12 ou le 13 février, JCDecaux restera pour dix ans l'afficheur de la capitale. Opposé à Clear Channel, il a été retenu le 29 janvier par la commission d'appel d'offres de la mairie de Paris. Le contrat porte sur 1 600 panneaux publicitaires et un service de vélos en libre-service. JCDecaux a prévu d'installer 1 450 stations et 20 000 vélos d'ici à la fin de l'année. Clear Channel proposait 14 000 vélos à la fin de l'année. Ce dernier n'a pas voulu non plus surenchérir sur le plan financier : il est resté sur une prime de 10 millions d'euros sur dix ans, contre 14 millions pour JCDecaux (sans compter 2 millions pour l'occupation du domaine public).
JCDecaux n'a donc pas regardé à la dépense pour conserver sa vitrine parisienne. Suite au premier appel d'offres annulé en novembre par le tribunal administratif pour vice de forme, JCDecaux n'a eu de cesse de rattraper une situation qui lui échappait. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pourra porter ses vélos en triomphe à Paris Plage. Jean-Christophe Mikhaïloff, élu radical de gauche, fustige toutefois une concession établie sans révision du règlement local de publicité. « Trente à cinquante pour cent des panneaux sont illégaux à Paris, au regard de la loi sur les monuments historiques, de la sécurité routière, de la protection des écoles, estime-t-il. Le vélo, c'est bien, mais la pollution est aussi dans la dégradation du cadre de vie. » Le vote au Conseil de Paris risque d'être animé.
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