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à la chasse aux idées qui enrichissent les lecteurs

01/03/2007 - par Delphine Le Goff

Avec sa nouvelle formule, le mensuel patrimonial cherche à se rapprocher de ses lecteurs, tout en affirmant sa différence avec ses concurrents.

Il y a débat. Trois couvertures viennent d'arriver de la photogravure, et dans les locaux d'Investir magazine, à deux pas de la Bourse, à Paris, il s'agit de se décider. « Pour le premier numéro de la nouvelle formule, consacré à nos Lauriers d'or de l'assurance-vie, nous avons réalisé une véritable mise en scène, avec un homme déguisé en César face au Palais-Brongniart », explique Thierry Bogaty, rédacteur en chef délégué du mensuel appartenant à DI Group.

Les deux précédents numéros, titrés « Placements : nos choix 2007 » et « Immobilier : les villes les plus rentables » ont réalisé des ventes en kiosques « historiques », selon le journaliste. Malgré tout, le besoin de repenser le magazine - spécialisé dans le patrimoine, alors que son frère, l'hebdomadaire Investir, porte sur la Bourse - se faisait sentir. Les sites Internet spécialisés comme Boursorama sont passés par là, ringardisant d'un coup la presse boursière et patrimoniale... « Dans les groupes de lecture, on nous reprochait de ne pas assez prendre position, de ne pas donner assez d'idées de placement. Les scoops restent rares dans la presse patrimoniale : on attend de nous du conseil », explique Thierry Bogaty. Investir magazine (DFP : 104 231 exemplaires) n'est pas épargné par la plaie de la presse magazine : les marronniers. « Nous réalisions des papiers pas toujours bien anglés, sur des thèmes vastes comme la ­retraite, souvent illustrés par des photos d'agence qu'il nous arrivait de retrouver à l'identique chez des concurrents... Résultat : les lecteurs ne savaient plus s'ils avaient lu les articles chez nous ou dans Mieux vivre votre ­argent ! », reconnaît Thierry Bogaty.

Grands crus et tableaux de maîtres

Place à une nouvelle maquette conçue par l'une des pointures du genre, l'agence Rampazzo&Associés, qui a oeuvré pour Le Point, L'Équipe et L'Express. Et à de l'info pratique, encore et toujours. « Dans les vus-lus, par exemple, la cote des Sicav arrivait en queue des préférences des lecteurs : ces informations, ils les ont ailleurs, par leur banque ou sur Internet, constate Thierry Bogaty. Du coup, nous proposons désormais des classements comparatifs pour qu'ils voient s'ils ont fait de bons placements ou pas. Les lecteurs veulent bien ­débourser 3,90 euros à condition qu'on leur soit utile. Et très franchement, je les comprends ! »

C'est que la presse patrimoniale ne s'adresse plus seulement aux bien-nés. « Il y a vingt ans, lorsque j'étais journaliste au Nouvel Économiste, nous traitions très peu de sujets patrimoniaux », se souvient Thierry ­Bogaty. Aujourd'hui, selon une étude Euronext, 26,5 % des Français sont souscripteurs d'une assurance-vie, et 14,5 % d'entre eux sont actionnaires. L'étude France des cadres actifs d'Ipsos montre pour sa part que les lecteurs de la presse patrimoniale sont frais comme des gardons : la majorité se retrouve chez les 35-49 ans (33 %) et les 50-64 ans (32 %).

D'autant que le patrimoine, ce n'est pas seulement la pierre ou les Sicav. Les grands crus, l'automobile et l'art ont également leur place dans le magazine : la rubrique « Plaisirs », plébiscitée par les lecteurs, a été étoffée. « Mais attention : nous ne parlerons pas de records, comme les Renoir à 100 millions d'euros ! », explique Thierry Bogaty. De fait, la cote de l'art proposée par le magazine montre des pièces relativement abordables : on y apprend qu'à Drouot, on peut faire l'acquisition d'un secrétaire en marqueterie du xviiie pour 1 794 euros, ou d'une eau-forte de Miró pour 3 000 euros. Vu sous cet angle...

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