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À marché poussif, maquette frileuse

03/05/2007 - par Delphine Le Goff

Néoclassique, baroque ou moderniste sont les trois tendances mondiales de direction artistique dans les magazines. C'est ce qui ressort d'une rencontre organisée par le SPMI dans le cadre de la Semaine de la presse magazine.

La France est-elle dans le coup en matière de direction artistique ? Pas si sûr lorsqu'on se penche sur le tour du monde de la presse magazine effectué par l'agence Patrick Mathieu Conseil dans le cadre de la Semaine de la presse magazine, organisée le 23 avril par le Syndicat de la presse magazine et d'information (SPMI). Premier constat, les familles de presse les plus inspirantes en termes de créativité sont, selon Patrick Mathieu, « la presse féminine et, malgré ses déboires, son homologue masculine ».

Une presse anglo-saxonne plus débridée

Par ailleurs, en dépit d'une homogénéisation des styles due à des lancements internationaux, où les titres sont clonés d'un pays à l'autre, on distingue trois grandes tendances. Le style néoclassique, statutaire et efficace, que l'on retrouve dans Monocle, le dernier-né de Tyler Brûlé, fondateur de Wallpaper, ou en France, dans Attitude rugby. Plus récent, ce que le cabinet d'études appelle « le nouveau souffle baroque », marqué par des brouillages visuels, des collages et une maquette effervescente. On le constate par exemple dans Marie Claire UK ou dans le supplément « style » de GQ. « Les codes de la presse à sensation comme Closer ou Heat ont contaminé les autres familles de magazines », affirme Patrick Mathieu.

Enfin, troisième tendance, on observe une « inspiration moderniste » dans la presse magazine, qui se vérifie par la présence de couleurs primaires et de variations géométriques : « Dans un titre comme le féminin Grazia, qui pourrait prochainement être adapté en France par Mondadori, on retrouve presque un côté fanzine postpunk, avec des couleurs fluo », ajoute Patrick Mathieu.

Si la France reste la grande spécialiste des publications haut de gamme et de luxe, elle reste néanmoins un rien frileuse dans la direction artistique des magazines en général, surtout par rapport à la presse anglo-saxonne. Selon Axel Ganz, président d'AG + J, présent lors de cette rencontre, « il y a un lien très clair entre économie et créativité. Quand tout va bien, on ose, mais on est beaucoup plus frileux quand le marché se recentre. » C'est pourtant en étant un brin audacieuse que la presse tirera son épingle du jeu par rapport à Internet. Choix du papier, de couleurs comme l'argenté ou le doré, difficiles à reproduire sur écran, sont autant de façons de se démarquer du Web.

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