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Le cinéma cantonné au second rôle sur le petit écran ?

17/05/2007 - par Bruno Fraioli

Les chaînes diffusent de moins en moins de films en prime-time, au bénéfice des séries et des programmes de télé-réalité. Mais le cinéma n'a pas disparu du petit écran, le profil d'audience étant plus qualitatif.

Les fastes du Festival de Cannes, dont la soixantième édition se tient jusqu'au 27 mai, cachent une réalité plus morose : la présence du cinéma à la télévision est aujourd'hui réduite au strict minimum. Les programmes de télé-réalité et les séries américaines (Les Experts, FBI Portés disparus, Prison Break, etc.) se sont imposés dans les cases habituellement réservées à la diffusion des films de cinéma sur les chaînes nationales dites historiques. Selon le bilan annuel que le Centre national de la cinématographie (CNC) publiera le 22 mai, TF1, France 2, France 3 et M6 ont programmé 246 films en première partie de soirée l'an dernier. C'est 150 de moins qu'en 1996, soit une baisse de près de 40 % (voir le graphique).

Public plus jeune et plus aisé

« Les cases cinéma n'ont pas totalement disparu, nuance Benoît Danard, chef du service des études du CNC. Mais elles ne sont plus exclusivement occupées par des films. Ainsi, le dimanche soir, TF1 alterne désormais films de cinéma et séries américaines. » À la rentrée dernière, la Une avait même interrompu ce rendez-vous cinématographique. En outre, tous horaires confondus, le nombre de films diffusés par les chaînes reste stable, soit un millier par an : 1 027 exactement en 2006, hors Canal +. Le plus gros diffuseur reste Arte, avec 315films en 2006. De plus, il semble que la tendance baissière soit aujourd'hui stoppée. « Avec soixante films diffusés en prime-time en 2006, nous arrivons à un équilibre, indiquait Étienne Mougeotte, vice-président de TF1, en avril dernier à Cannes lors du MIP-TV. C'est ce qui peut être fait compte tenu de la production française, de ce qui nous est fourni par nos accords avec les majors américaines et des possibilités de rediffusions. »

Reste que, genre événementiel par excellence, le cinéma souffre face à des programmes comme les séries américaines, qui bénéficient d'audiences stables et parfaitement qualifiables : le programme idéal pour les annonceurs. « L'audience d'un film est de plus en plus aléatoire, les amplitudes sont importantes et les paramètres jouant sur l'audience sont nombreux, explique Carole Urbinati, chargée d'études senior chez MPG. Mais le cinéma apporte un profil plus qualitatif. » Ainsi, le téléspectateur d'un film est plus jeune que celui d'un téléfilm (51 % de 15-49 ans contre 34 %) et un peu plus CSP + que celui des séries (24 % contre 20 %). « Il existe aussi de bonnes affaires à réaliser », confie Carole Urbinati. Pour cela, il convient d'être attentif. « Les films de cinéma resteront des produits attractifs pour la télévision si les chaînes créent l'événement autour de leur diffusion », estime Benoît Danard.

Déjà, les superproductions sont soutenues par d'importants plans de bandes-annonces, voire par un habillage de l'antenne. Enfin, les patrons de chaîne profitent aussi de l'actualité des sorties. Ainsi, l'an passé, les deux meilleures audiences de cinéma ont été réalisées par Les Bronzés font du ski et Les Bronzés, judicieusement diffusés par TF1 juste avant la sortie en salles du troisième volet de la saga.

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