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Tempête dans Le Monde défaiseur de rois

31/05/2007 - par David MEDIONI

Le 4 juin, le conseil de surveillance du Monde proposera un successeur à « JMC ». Mais en toile de fond, c'est aussi le fauteuil de son président, Alain Minc, qui est en jeu.

Cette fois, l'affaire est entendue. Jean-Marie Colombani ne sera plus président du groupe Le Monde à compter du 30 juin. Après avoir été désavoué, mardi 22 mai, par les rédacteurs du groupe de presse (Le Monde, Publications de la vie catholique, Midi libre), « JMC » a été lâché par les actionnaires externes du groupe. Réunis autour du président du conseil de surveillance, Alain Minc, jeudi 24 mai, les dix administrateurs externes ont décidé de suivre le vote des rédacteurs. Et le conseil de surveillance prévu vendredi 25 mai a été reporté au 4 juin afin de permettre un « dialogue constructif entre tous les administrateurs », explique le communiqué commun de la Société des rédacteurs du Monde (SRM) et d'Alain Minc. Jusqu'à la dernière minute, Jean-Marie Colombani, soutenu par certains actionnaires (Claude Perdriel, Jean-Louis Beffa), avait tenté de sauver sa tête, en arguant des votes en sa faveur exprimés par les sociétés des personnels non-journalistes. En vain.

Confusion des genres

Désormais, l'objectif d'Alain Minc et de la SRM est de trouver un successeur qui puisse incarner la nouvelle gouvernance, prévoyant une séparation stricte des fonctions de président du groupe et de directeur de la publication. Le nom de Pierre Jeantet, actuel directeur général, revient avec insistance. « Nous avons deux exigences, détaille Jean-Michel Dumay, président de la SRM. Que le président soit à la fois un gestionnaire et un journaliste. » Pierre Jeantet répond à ces deux critères.

En parallèle, la présidence du conseil de surveillance, qui doit être renouvelée fin juin, est au coeur des débats. Cette fois, c'est Alain Minc en personne qui est sur la sellette. Chez les rédacteurs, la fronde est lancée. Ils voient d'un mauvais oeil sa proximité affichée avec Nicolas Sarkozy, dont Alain Minc ne fait pas mystère, ayant été reçu par lui. D'aucuns réclament même un vote de défiance.

D'ailleurs, comme un clin d'oeil, nombreux sont ceux qui reprennent à leur compte les arguments d'Edwy Plenel (ancien directeur de la rédaction) ou de Laurent Mauduit (ancien directeur adjoint) sur la confusion des genres entretenue par Alain Minc. « Il ne peut plus se dédouaner de la situation catastrophique du Monde », lance un ancien. « Il y a une très grande contestation. On n'en peut plus de cette proximité avec Sarko », renchérit un membre de la SRM. Pis, Alain Minc pourrait être lâché par les actionnaires externes « pro-Colombani », qui ne lui pardonnent pas un soutien en demi-teinte à « JMC ». De quoi boucler la boucle après l'éviction d'Edwy Plenel et de Jean-Marie Colombani.

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