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Bernard Arnault fait peur aux Échos

21/06/2007 - par David MEDIONI

Les journalistes du quotidien économique refusent une vente au président de LVMH, un groupe sur lequel ils écrivent chaque jour.

Les Échos à vendre ? La question s'est muée ces derniers jours en certitude. Son propriétaire, le groupe britannique Pearson - qui souhaite se recentrer sur sa branche éducation - a mandaté la banque d'affaires suisse UBS afin de trouver un repreneur. Bernard Arnault serait entré en négociations exclusives, selon la ­Société des journalistes (SDJ) des Échos. Même si les candidats à la ­reprise du quotidien économique, diffusé à 126 654exemplaires payés en France et estimé à 180 millions d'euros, sont nombreux... une fois passée l'élection présidentielle.

Avis de grève

Outre des fonds d'investissement, sont cités les noms de Bolloré, de Dassault, de Lagardère mais aussi et surtout celui du patron de LVMH, propriétaire de La Tribune, Bernard Arnault. La rédaction tire la sonnette d'alarme. « Certains candidats nous font très peur », explique Vincent de Feligonde, président de la SDJ. « Nous serons très vigilants sur l'identité de l'acquéreur. Notre principale exigence est le respect de l'indépendance, qui est la clé de la qualité des Échos. » En clair, la SDJ verrait d'un très mauvais oeil le rachat du titre par un industriel. Le 18 juin, elle pointait « l'extrême inquiétude que suscite le non-respect manifeste de l'indépendance éditoriale des journalistes » par Bernard Arnault. Un avis de grève a été décidé pour empêcher la parution du titre le 20 juin.

« Le choix d'un actionnaire ayant des intérêts industriels ou financiers sur lesquels les rédactions écrivent quotidiennement créerait des risques majeurs de conflits d'intérêts », confirme Vincent de Feligonde. La SDJ craint aussi l'arrivée de Bernard Arnault parce que cela pourrait impliquer une fusion avec La Tribune (même si un autre scénario, dévoilé par Challenges, évoque une vente de cette dernière à Fabrice Larue). « Bernard Arnault est le propriétaire de notre principal concurrent. À l'évocation de son nom, beaucoup songent à faire jouer leur clause de conscience », ­assure le président de la SDJ. Surtout, la rédaction craint la « casse sociale » inévitable en cas de fusion des deux titres. Pearson, via son représentant David Bell, devait rencontrer les élus du personnel le 19 juin pour convaincre de sa volonté de garantir la sérénité du titre.

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