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CINÉMA

Que reste-t-il de Beaune?

06/11/1998

Les 8es Rencontres cinématographiques, de Beaune ont réuni professionnels et politiques. Pour évoquer l'après-AMI et le financement du service public.

Politiques, les Rencontres cinématographiques de Beau- ne? Il suffit de voir la liste de la trentaine d'invités de ces journées organisées par la Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP) et achevées le 25octobre pour en être convaincu: de Catherine Trautmann à Joanna Shelton, secrétaire générale adjointe de l'OCDE, en passant par Jack Valenti, président de la Motion Picture Association of America, ou Jean-Michel Baer, directeur de la politique audiovisuelle à la DG X-Commission européenne. Tous sont venus participer aux débats, sur des thèmes décidés par les réalisateurs-producteurs... dans la droite ligne de la défense de leur profession. On s'en souvient, c'est de Beaune qu'est partie la mobilisation contre l'Accord multilatéral d'investissement, le fameux AMI que Lionel Jospin a abandonné début octobre. Incontestablement, les cinéastes ont marqué un point. S'ils se sont félicités de la prise de position française, ils doivent aussi constater que l'exception culturelle reste menacée par une série de traités en préparation: du TEP (partenariat économique transatlantique) au prochain cycle de négociations qui s'ouvrira en l'an 2000 au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou autour du commerce électronique.

Priorité au contenu et primauté à l'oeuvre

Si le besoin de réguler le commerce international a été réaffirmé par tous les politiques, ils tirent des leçons de l'échec de l'AMI et envisagent de prendre en compte «la société civile». Catherine Trautmann s'est même engagée à avoir une politique offensive pour préparer ces prochaines négociations en affirmant la nécessité d'une politique culturelle et audiovisuelle au sein de l'Union européenne fondée sur deux principes: la priorité au contenu sur le contenant et la primauté à l'oeuvre, pour garantir la protection de l'auteur. Loin de baisser sa garde, l'ARP a réitéré sa demande, pour que«la souveraineté culturelle fasse l'objet d'une clause expresse dans les accords en préparation».Deuxième sujet d'inquiétude: le financement du service public, en pleine actualité, depuis l'annonce du projet de loi français qui prévoit une réduction des recettes publicitaires du service public. Les intervenants, patrons de télévisions publiques étrangères compris, n'ont eu de cesse d'affirmer la nécessité d'un service public fort et... riche, capable de lutter contre les chaînes privées. Reste à définir les moyens: augmenter la redevance française au même niveau qu'en Allemagne ou en Angleterrend, taxer l'«enchérissement» que les opérateurs privés tireront du surplus des recettes publicitaires ou taxer la Loterie nationale sur le modèle anglais? L'ARP a tenu à se prononcer «pour le maintien et le développement d'un service public,respectant les critères suivants: garanties à la liberté de création, devoir de transparence, notamment sur les ressources affectées à la production indépendante, et respect de la répartition des compétences entre diffuseurs et autres partenaires de la création.»

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