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Le CSA promeut la TMP

15/11/2007 - par Amaury de Rochegonde

L'instance de régulation s'efforce de faire valoir son rôle dans la sélection des contenus mobiles, de peur de voir sa responsabilité rognée dans la gestion du spectre hertzien.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) est sur tous les fronts. C'est tout au moins l'image qu'il s'est échiné à donner lors d'une conférence de presse, le 8 novembre, où ont été annoncés pêle-mêle le lancement d'un appel à candidatures pour la télévision mobile personnelle (TMP), la création de chaînes locales (voir p. 27), l'extinction de la diffusion analogique à partir de 2009 ou encore un examen attentif des émissions de « télé-tirelire » aux numéros surtaxés. Sans oublier la création d'un observatoire de la diversité ou une simplification des règles sur l'équilibre du temps de parole pendant la campagne présidentielle. Alors que certains s'interrogent sur le rôle de cette instance à l'heure de la convergence et du numérique, un tel activisme ne surprendra pas. Le Comité Balladur ne propose-t-il pas de remplacer le CSA par un « conseil du pluralisme » en le fusionnant avec la Commission des sondages et la Commission nationale de contrôle de l'élection présidentielle ? Faut-il alors une gestion du spectre hertzien commune à l'audiovisuel et aux télécoms confiée à l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), tandis que le CSA serait cantonné au décompte du temps de parole des politiques ? Michel Boyon, son président, s'inscrit en faux. « Il ne faut pas banaliser la régulation de l'audiovisuel, explique-t-il. Ce serait privilégier une approche par les réseaux plutôt que par les contenus. » Il plaide non seulement pour que l'instance conserve son pouvoir d'attribution de fréquences, mais aussi pour qu'elle étende ses pouvoirs à la télévision à la demande.

Seize chaînes

Elle aura, quoi qu'il en soit, la maîtrise de la présélection des candidats à la TMP, qui aura lieu en avril 2008. Les postulants à cette minitélévision ont jusqu'au 15 janvier pour déposer leurs dossiers pour des autorisations délivrées en juin. Ils doivent s'engager à couvrir 30 % du territoire dans les trois ans et 60 % dans les six ans. Il est prévu de lancer seize chaînes gratuites ou payantes, dont trois sont d'ores et déjà attribuées au service public (sans compter 5 à 9 services de radio et un espace consacré à l'interactivité). Des expérimentations seront réalisées à l'occasion les JO de Pékin. Mais la TMP ne devrait être vraiment opérationnelle qu'à la fin 2008. Et qui dit mini-écrans dit nouveaux programmes. « On passe de la télé de salon à une télévision disponible partout, souligne la conseillère Élisabeth Flüry-Hérard. Cela va être une révolution comparable à celle du transistor. Et même au-delà puisque la TMP va transformer les contenus eux-mêmes à travers l'évolution vers l'interactivité et des formats plus courts. » Une révolution qui épargnera le CSA ?

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