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Arrêt sur le Net aux abonnés présents

17/01/2008 - par Delphine Le Goff

Daniel Schneidermann vient de lancer le site d'Arrêt sur images, qui se veut résolument sans concession... Et sans publicité.

On peut encore y entendre la fameuse petite musique qui a ponctué, pour certains d'entre nous, nombre de dimanches. Ces quelques notes synthétiques, on les retrouve au générique de la première émission d'Arrêt sur images... sur Internet. Daniel Schneidermann l'a annoncé cette semaine : avec le site, prolongement sur Internet de l'émission arrêtée en 2007 par France 5, il a séduit 30 000 abonnés. Le journaliste ne se dit ni déçu ni bluffé. « Quand je me suis lancé dans l'aventure, on me disait : " Si tu en as 12 000, estime-toi heureux ! " », se souvient-il. « En fait, secrètement, j'en espérais 100 000. Mais on démarre tout juste ! »

Trente mille abonnés à trente euros l'année, voilà en tout cas qui permet de lancer la machine. « À partir de 10 000 à 12 000 abonnés, on pouvait faire quelque chose », souligne Daniel Schneidermann. Avec cet apport, le journaliste a donc pu recruter six personnes, dont deux jeunes journalistes et un ancien de Libération et de Elle, Gilles Klein, qui pourront être rémunérés pendant cette première année. Au contraire des modèles gratuits, comme Rue 89, le journaliste a choisi un système entièrement payant, seule la rubrique Vite dit et gratuit sera, comme son nom l'indique, en accès libre et entend donner, par une série d'informations brèves, un avant-goût de l'Arrêt sur images payant. Mais, surtout, Schneidermann est resté fidèle à son credo premier : le site ne comportera pas l'ombre d'une publicité. Pour être plus libre de ses propos lorsqu'on veut vilipender des annonceurs ? La première émission, Omerta sur le camembert, revient sur des coupes sauvages pratiquées par la direction de France 3 dans un documentaire sur les fromages industriels titré Ces fromages qu'on assassine, suite à une avoinée du groupe Lactalis (Président, Lanquetot, etc.).

Se dégager des « systèmes pervers »

Déclaration d'intention ? Façon de montrer qu'on aura les coudées franches, puisque le modèle exclut la pub ? Comme toujours avec Arrêt sur images, la première impression n'est pas forcément la bonne. C'est un peu plus complexe que cela... « Si on n'a pas voulu de publicité, ce n'est pas parce que l'on a eu peur des pressions sur Internet, explique Daniel Schneidermann. C'est surtout parce que nous ne voulions pas entrer dans un système pervers où l'on va traiter en priorité les sujets qui font le plus de pages vues... On sait très bien que certains de ceux-ci permettent de doubler le nombre de visiteurs sur un site... » Suivez mon regard... « Nous ne traiterons de sujets people que si nous jugeons que cela présente un intérêt pour les lecteurs. »

Pour l'heure, avec ce nouveau média, le journaliste l'avoue, « on va beaucoup tâtonner : qu'est-ce qui justifiera un sujet écrit ? Un filmé ? Ce que l'on sait, c'est que nos abonnés veulent retrouver, davantage que l'émission en tant que telle, l'esprit d'Arrêt sur images. » Pour l'heure, Daniel Schneidermann se félicite d'un sujet plutôt malin présenté par le site : les réactions suite à la parution de la photographie de Simone de Beauvoir nue, de dos, en couverture du Nouvel Observateur. Se retrouver dans le plus simple appareil, comme n'importe quelle femme-objet, voilà qui aurait sans doute beaucoup plu à l'auteur du Deuxième Sexe... D'autant que ce cliché aurait été retouché grâce au logiciel Photoshop afin de donner à la plus célèbre des intellectuelles françaises le grain de peau d'un top-model ! « Cette couverture, nous allons peut-être en faire le sujet de notre prochaine émission », lâche Daniel Schneidermann. Tremblons ! Après la télévision, voilà qu'il s'attaque à la presse...

http://www.arretsurimages.net

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