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Le mobile peut-il sauver l'industrie du disque ?

31/01/2008 - par Anne-Lise Carlo, à Cannes

La téléphonie mobile aura certainement un rôle à jouer dans l'avenir de la musique numérique. Mais, en France, les usages ne décollent pas vraiment.

Depuis le début de la crise, en 2002, le marché de la musique a chuté de 50 %, selon le Syndicat national de l'industrie phonographique. Pour s'en sortir, le secteur s'intéresse de près au téléphone portable. En Chine, pays à l'honneur cette année au Marché international de l'industrie musicale (Midem) qui vient de s'achever à Cannes, le mobile est devenu un, sinon le principal, support d'écoute. Mais les Asiatiques semblent avoir un temps d'avance.

Pour l'instant, les deux principaux opérateurs hexagonaux, Orange et SFR, étoffent leur offre de musique tout en tâtonnant pour trouver un modèle économique pérenne. Les forfaits Illimythics de SFR ont franchi une étape, couplant Internet illimité et offre de téléchargement musical. Avec succès : 250 000forfaits ont ainsi été souscrits, au lieu des 100 000 prévus. « Ces nouvelles offres sont bien la preuve qu'un autre écosystème est né », analyse Jean-Marc Tassetto, directeur général grand public et marketing de SFR.

En réalité, comme le reconnaissent eux-mêmes les opérateurs, les téléchargements de musique mobile tardent à décoller en France. Orange enregistre ainsi 6 millions de téléchargements musicaux sur 2007 et SFR, première plate-forme du secteur, 6,3 millions, soit 525 000 singles par mois. Un volume encore trop réduit pour être rentable. À l'heure actuelle, la musique apporte surtout de la notoriété à SFR, qui multiplie les partenariats, comme le lancement exclusif du mobile de la chaîne musicale MTV, le MTV 3.3. « Nous ne sommes pas un relais suffisant pour le disque. Ce que nous pouvons apporter aux majors se résume pour l'instant à la sécurité avec les DRM [verrous numériques] et à la qualité audio », souligne Jean-Marc Tassetto.

Enrichir et simplifier l'offre

Si SFR fait oeuvre de pédagogie en proposant des titres gratuits, Orange mise davantage sur le modèle payant, pariant sur la maturité du marché. « C'est une stratégie commerciale. Grâce à l'Orange Media Player [ordinateur et mobile] récemment lancé en Grande-Bretagne, nos clients auront une offre riche, simple et compatible avec la quasi-totalité des terminaux mobiles », explique Laurence Le Ny, directrice des partenariats et services musique chez Orange. Autre stratégie : l'opérateur envisage de créer un catalogue de titres sans verrou numérique. « En levant ce frein imposé aux consommateurs, nous envoyons un signal fort en direction des majors », souligne Laurence Le Ny.

Au-delà des opérateurs, Nokia lance sa plate-forme de téléchargement de musique, accessible à partir d'un ordinateur ou des mobiles qu'il fabrique. Le groupe, qui détient 40 % du marché mondial des mobiles, veut se faire une place sur le marché de la musique. ­Objectif du Nokia Music Store : simplifier au maximum l'offre et les usages. Apple et son Itunes sont passés par là.

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