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Copé appelé au chevet de l'audiovisuel public

21/02/2008 - par A. de R.

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale est chargé de réunir une commission pour réfléchir au financement de la télévision publique.

Avec des slogans tels que « Ni pub ni soumise », la forte mobilisation des salariés de France Télévisions le mercredi 13 février (60 % de grévistes à France3, notamment) a eu pour ­conséquence la reprise en mains du projet par la majorité parlementaire. C'est en effet le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui présidera la commission sur la nouvelle télévision publique, chargée de réfléchir sur le financement, l'organisation, les programmes et la diversification du groupe public. Elle rendra ses conclusions en mai, ce qui devrait retarder à l'automne la future loi sur l'audiovisuel.

La pub maintenue en journée ?

L'ancien ministre du Budget a très vite exprimé son souhait « que l'on puisse parler ensemble sans passion excessive, mais aussi sans tabou ». Une formule qui en rappelle une autre puisque, le 26 mars 2006, invité du Club sur l'avenir de l'audiovisuel, il estimait déjà que la « question de la publicité n'est pas un tabou » à France Télévisions. Il s'agissait alors d'y favoriser l'introduction d'une coupure dans les émissions de flux...

En 2008, le Club est toujours à la manoeuvre par l'entremise de son coprésident, Frédéric Lefebvre. Dès le 17 février, le député UMP des Hauts-de-Seine, proche de Nicolas Sarkozy et dont il fut le collaborateur, s'est empressé de suggérer des pistes. Il estime qu'en créant des programmes autofinancés par le parrainage pour remplacer 3 heures 30 d'écrans de publicité, seuls 680 millions d'euros seront nécessaires pour compenser le manque à gagner (contre 1,2 milliard, selon les syndicats). Un montant qui peut être recouvré selon lui par un élargissement de la redevance aux résidences secondaires et aux entreprises (400 millions), par le maintien de la publicité en journée excepté le mercredi (250-300 millions), par un développement de la production interne (100 millions) ou enfin par « de nouvelles fenêtres de diffusion culturelles » financées par le sponsoring (150-200 millions).

En déclarant que la commission devrait réfléchir à ce qu'il reste « un petit peu » de publicité dans le financement du service public, Jean-François Copé a accrédité l'idée d'une suppression limitée à l'access et au prime time. Et a de nouveau ouvert la boîte de ­Pandore.

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