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Start cherche un nouveau départ

28/02/2008 - par Muriel Signouret

Le groupe de radios indépendantes présidé par Jean-Éric Valli a doublé de taille en trois ans. Mais l'audience de ses stations s'effrite.

Certains signes ne trompent pas. En remettant le 21 février les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres à Mathieu Quetel, directeur délégué de Start, les autorités politiques ont donné un signal positif aux stations indépendantes. De là à penser que ces dernières n'auront plus à faire un lobbying acharné auprès du CSA ou des parlementaires pour faire valoir leurs droits face aux mastodontes de la radio que sont les groupes NRJ, RTL, Lagardère et Radio France... il y a encore un grand pas à franchir.

«Ado FM a été totalement délaissée par le CSA et n'a obtenu aucune fréquence dans le cadre du Plan FM 2006. Quant à Vibration et Sud Radio, elles n'ont eu quasiment que des petites villes», s'insurge Jean-Éric Valli, le bouillonnant président du groupe Start, qui compte aujourd'hui dans son giron huit radios (Ado FM, Voltage et Radio latina à Paris, Vibration et Forum à Orléans, Black Box et Wit FM à Bordeaux, et Sud Radio dans le Sud-Ouest). Il n'a toutefois pas été lésé par cette redistribution : au total, dix fréquences lui ont été attribuées. »Et le processus n'est pas encore terminé à Toulouse, Poitiers, Lille et Caen », précise le CSA.

«Nous voudrions une vraie reconnaissance de la diversité de nos formats», martèle le président du groupe Start, avant d'égrener les cinq formats, parfois uniques, développés par son réseau. Avec Vibration, créée au début des années 1980, et Voltage, il se positionne sur les « Top 40 ». La thématique R'n'B est développée par Ado FM et Black Box tandis que Forum et Wit FM occupent le créneau pop-rock. Quant à Sud Radio, elle permet à Start de s'attaquer au secteur des généralistes multirégionales. Seul hic : son coût exorbitant, pour un groupe qui a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros. Il vient d'ailleurs de demander au CSA l'autorisation de monter dans son capital, pour détenir 65 % des parts, contre 55% aujourd'hui. Pour amortir l'opération, Jean-Éric Valli compte sur les musicales, et notamment sur Radio latina, reprise en janvier 2007.

Le groupe, qui emploie 170 salariés en France, a opéré son virage stratégique en 2004-2005 en rachetant la totalité des parts de Voltage à Bertrand de Villiers, puis en prenant la majorité du capital de Sudporters (Wit FM et Sud Radio) après le retrait de Pierre Fabre et de RTL. « Avec ces opérations, nous avons multiplié la taille de Start par deux», reconnaît Jean-Éric Valli, qui rappelle que le chiffre d'affaires de son groupe n'était que de 9,4 millions d'euros en 2003. Le but de la manoeuvre ? « Si nous n'avions pas racheté Voltage, on l'aurait oubliée. En protégeant les indépendants, on se protège nous-mêmes.» La société d'investissement Fédéri a d'ailleurs été créée en 2003 à cet effet, en partenariat avec Alouette, Scoop et Contact. Elle investit depuis dans des radios «fragiles», mais qui dégagent un potentiel, telles que Wit FM et Sud Radio, Beur FM à Paris, Vitamine à Marseille et Dreyeckland en Alsace.

Le gage de solidité de ces stations réside toutefois dans leur union au sein du GIE Les Indépendants, présidé aussi par Jean-Éric Valli. En 2007, le GIE a réalisé un chiffre d'affaires publicitaire de 50 millions d'euros, rdistribué aux 113 stations en fonction du minimum garanti négocié et de leur audience, un résultat stable par rapport à l'an dernier alors que l'audience des stations a augmenté.

Réorganisation du groupe

Du côté de Start, l'audience est décevante. Avec 2 millions d'auditeurs au total et une tendance à la baisse sur toutes ses stations, Jean-Éric Valli a sanctionneé début janvier son bras droit, Bruno Witek. « Les résultats se tassaient depuis deux-trois ans. C'est le responsable des programmes, il doit assumer», lâche-t-il. Un départ qui réorganise le groupe. Si chacun des associés garde la mainmise sur son pôle - Laurent Dumay sur les radios parisiennes, Alex Vagner sur Forum et Vibration, Mathieu Quetel sur le Sud et Philippe Gault sur les contenus éditoriaux -, chaque radio compte son directeur délégué aux programmes. Reste à voir si ce recadrage éditorial suffira pour amorcer le redémarrage de Start

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