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Les chaînes jeunesse privées d'alimentaire

28/02/2008 - par Bruno Fraioli

L'interdiction de la publicité télé pour certains produits alimentaires risque de faire souffrir les chaînes jeunesse. Mais toutes n'ont pas les mêmes soucis.

Les chaînes jeunesse vont devoir se passer des annonceurs du secteur alimentaire. Lundi 4 février, ­Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé son intention d'interdire, d'ici à avril, la publicité pour certains produits dans les programmes destinés aux enfants. Une mesure louable prise dans l'objectif de lutter contre l'obésité infantile, mais qui inquiète l'Acces. L'association des chaînes thématiques estime que « l'existence même d'un certain nombre de chaînes est menacée ». Toutes ne sont pas logées à la même enseigne. Selon Yacast, les onze chaînes jeunesse pigées ne seraient pas touchées de la même manière par cette mesure. Ainsi, en 2007, les annonceurs de l'alimentation n'ont représenté que 15,8 % du chiffre d'affaires publicitaire brut de Gulli, mais 37,5 % de celui de Nickelodeon.

Handicap ou atout ?

« Cette décision aura un impact pour nous, affirme Emmanuelle Guilbart, présidente de Gulli, la chaîne jeunesse de la TNT gratuite. Le poids des annonceurs de l'alimentation est en constante ­progression car nous nous rapprochons du statut d'une chaîne hertzienne nationale. Cela va nous affaiblir au moment où Gulli est en plein développement. » Chez Nickelodeon, le discours n'est pas le même, car le modèle économique est différent. « La plus grande part de nos recettes provient des abonnements, indique Tristan Rachline, directeur de MTV Publicité. Paradoxalement, cette décision est une chance pour nous, car faute d'annonceurs, les chaînes nationales privées risquent de se désintéresser des programmes jeunesse. Cela va renforcer notre audience. » Les deux dirigeants se retrouvent néanmoins sur un point : l'hypocrisie de la décision. « Les enfants sont soumis à la publicité partout, et pas seulement à la télévision », estime Emmanuelle Guilbart. « Et dans le hors-médias, il n'y a ni règle ni autocontrôle, contrairement à la télévision », renchérit Tristan Rachline.

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