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Quand les médias se font entreprises citoyennes

10/04/2008 - par Service médias

Certains ont décidé d'apparaître et d'agir en entreprises responsables. L'exemple de TF1, Metro, JCDecaux et Prisma Presse.

En avril, Ushuaïa TV se rebaptise « chaîne du développement durable et de la protection de la planète ». L'occasion pour cette filiale du groupe TF1 d'annoncer de nouvelles émissions : Mission anti-gaspi, Les Gaspilleurs au piquet et De grandes idées pour ma planète. De telles initiatives relèvent encore de l'exception. Car, en dehors de Direct 8, qui programme depuis sa création Touche pas à ma planète, les chaînes ne se précipitent pas pour verdir leur grille de façon durable. Malgré les multiples concepts de « green TV » qui ont fleuri au récent MIP TV, à Cannes, les antennes sont plutôt réservées : la télévision vertueuse fait de l'image, mais peu d'audience. C'est donc en l'intégrant dans une véritable politique de responsabilité sociale qu'une entreprise comme TF1 met en avant son effort sur l'environnement. D'autres entreprises des médias, comme Metro, Prisma Presse ou JCDecaux, cherchent aussi à se démarquer.

TF1 s'affirme en maillon fort

Selon un récent rapport sur les médias du ministère de l'Écologie, TF1 arrive en tête de 57 entreprises cotées des médias et de la publicité étudiées (lire page 18). Le groupe, qui se revendique « entreprise citoyenne » depuis 2005, a été l'un des premiers à faire un bilan CO2. Il passe pour un bon élève pour le tri des déchets, le rejet des eaux usées, la consommation d'électricité... Il expérimente même une coupure de la climatisation aux heures de pointe au premier étage de sa tour. Sur le plan des coûts de fabrication et de transport, le bilan est aussi au vert, même s'il faut relativiser par rapport à une activité industrielle (le téléviseur en état de veille reste néanmoins un problème). Le développement durable s'inscrit donc à TF1 dans un programme plus vaste : diversité, adaptation pour sourds et malentendants, etc. Sur le plan des programmes, « l'accompagnement » de la cause s'effectue via les JT et les talk-shows. En interne, « les collaborateurs sont très demandeurs, il y a une motivation collective et un peu d'économies à la marge », note Gilles Maugars, chargé du développement durable à TF1. En revanche, pas question de refuser une publicité pour un 4 x 4 !

Metro recycle le papier

Si tous les quotidiens français sont désormais imprimés sur papier recyclé, le gratuit Metro (d'origine suédoise) se distingue par ses solutions écologiques. La quarantaine de tonnes de papier qu'il utilise chaque jour provient d'une usine de retraitement suédoise, Holmen, située en Espagne. Le papetier n'emploie que de l'eau usagée et tente de limiter sa consommation d'énergie, que ce soit en électricité ou pour le transport du produit fini. « Si le journal est agrafé, ce n'est pas seulement pour faciliter le confort de lecture, c'est également pour éviter que le papier ne se disperse, » précise Michaël Bitan, directeur général du gratuit. Enfin, Metro France s'apprête à tester d'ici l'été le « recyclage de contenus », selon l'expression consacrée par le groupe. « L'idée est d'inciter les lecteurs à reposer leur numéro sur des présentoirs particuliers de manière à ce qu'il soit disponible pour d'autres personnes, » explique Michaël Bitan. À Hong Kong, quelque 20 000exemplaires sont redistribués chaque jour. Vertueux et profitable.

JCDecaux chasse le gaspi

Critiqué pour la nuisance qu'il génère dans le paysage urbain, l'afficheur multiplie les signes écologiques : stations de vélos, Abribus solaires à Strasbourg et à Nancy, colonnes Morris équipées d'un système permettant la récupération des eaux de pluie pour le nettoyage (et aucun détergent ajouté à l'eau utilisée)... Les nouvelles générations de mobilier utiliseront 30 à 50 % moins d'énergie que les précédentes. Quant aux Vélib parisiens, ils sont recyclables à 99 %. En interne, JCDecaux a lancé l'opération « Or noir » : les équipes ont pris des cours de conduite visant à réduire le gaspillage d'essence, une initiative qui a permis de diminuer de 10 % la facture de carburant de l'entreprise.

Prisma presse dresse son bilan carbone

La maison mère de Prisma Presse, Gruner + Jahr, compense les émissions de CO2 de tous ses titres. En France, Prisma le fait pour celles du mensuel GEO, en reversant une contribution auprès d'associations, telle Action Carbone, un programme de l'association Good Planet du photographe Yan Arthus-Bertrand en partenariat avec l'Ademe. Lors de la parution d'un numéro spécial environnement, le 22 mars, VSD en a profité pour faire son bilan carbone. Le papier et l'imprimeur de l'hebdomadaire ont obtenu la certification PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières).

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