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France 3 craint pour ses emplois

26/06/2008 - par Amaury de Rochegonde

Les rédactions nationale et régionales, qui emploient 1 500 journalistes au total, s'inquiètent d'une réforme de structures qui aboutirait à des licenciements.

Avec 50 % de grévistes, France 3 a fourni le gros des troupes, le 18 juin, contre la réforme de l'audiovisuel public. Pour Jean-François Téaldi, du SNJ CGT de la chaîne, cette mobilisation n'a rien d'étonnant : la refonte programmée du cadre d'action régional de France 3 suscite de très fortes inquiétudes. « On ne peut pas croire que la réduction de treize à sept stations régionales, qui est demandée par la commission Copé, se fasse sans plan social. » Jean-François Copé a eu beau promettre que la création de ces sept « pôles de gestion et de diffusion régionaux » se ferait « sans suppression de postes » et « au profit des programmes et de la création », rien n'y a fait. La commission qu'il préside est soupçonnée d'avoir repris au mot près le rapport du sénateur Claude Belot qui estimait déjà, il y a deux ans, que France 3 remplissait mal sa fonction de valorisation des régions. Il s'agit de convaincre les stations du service public de s'adosser aux quotidiens régionaux et aux collectivités locales, qui sont parfois déjà associées aux chaînes de la TNT. « Je parie que les sept stations régionales seront décalquées sur sept groupes de presse régionaux », augure Jean-François Téaldi.

Gel des dépenses

Jean-François Copé a néanmoins été contraint de faire machine arrière sur son projet d'inversion structurelle. Faire de France 3 un réseau de stations régionales avec un « décrochage national » a été repoussé à une « deuxième étape ». Pour les 350 salariés concernés, cela revenait à faire de la rédaction nationale « une superagence d'images », comme l'indique Bertrand Boyer, président de la Société des journalistes.

Reste la question de moyens. « On a un sentiment d'aggravation d'un sous-financement chronique », soupire-t-il. Le gel des dépenses se vérifie à la refonte « de pure façade » du 19-20, qui supposait de revoir l'articulation entre le local et le national. De son côté, le remplacement de l'émission Duel, de Christine Ockrent, n'est pas assuré. Quant à Marie Ducker, qui abandonne le Soir 3 pour France 2, la direction a dû préciser qu'elle serait remplacée par « un vrai journaliste crédible » (le nom de Samuel Étienne, de Canal +, est avancé). Hervé Brusini, directeur délégué de l'information, fait lui aussi ses bagages pour la rédaction en chef du 20 heures de France 2. « Il y a une très forte démobilisation à France 3 et, pendant ce temps, des gens font des audits financiers, conclut un syndicaliste. Vous allez voir qu'on va bientôt nous découvrir un gros déficit que le gouvernement nous proposera d'éponger à condition de procéder à des départs... »

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