
10/07/2008 - Ce pays du Maghreb a mis en route au printemps 2008 une mesure d'audience du petit écran comparable au Médiamat français.
Depuis le 28 mars, le Maroc livre tous les jours les résultats d'audience de ses chaînes de télévision à la façon du Médiamat français. C'est ainsi que la chaîne leader 2M a pu se rendre compte qu'elle était chahutée vers 20 heures par sa rivale TVM. Motif : elle diffuse un journal télévisé en français, et non en arabe, à la différence de sa concurrente, laquelle peut l'emporter sur certaines soirées en faisant suivre son JT d'un film égyptien. Jusqu'alors, le recueil de l'audience se faisait en face-à-face, semaine après semaine, et uniquement sur les grandes agglomérations, comme Rabat ou Casablanca. La société Maroc- métrie, crée en 2005 à l'initiative des instituts CSA et LMS-CSA ainsi que de Metric Line, filiale de Médiamétrie et de Thomson, a permis d'aboutir à la constitution d'un panel de 750 foyers (contre 3 500 en France), puis à la mise en place d'une mesure automatique avec la technique dite du tatouage numérique (« watermarking »).
Étendre à d'autres médias
Ce n'est que depuis le début 2008 que le royaume chérifien est en mesure d'observer en temps réel la consommation TV des cinq individus que compte en moyenne un foyer (d'où une écoute de 540 minutes par foyer). Du coup, le marché s'organise, comme en atteste l'arrivée récente de Carat, et les logiciels de médiaplanning se mettent en place. « Les annonceurs et les agences étaient demandeurs d'une mesure d'audience automatique à l'heure où le Maroc a la volonté d'élargir son paysage audiovisuel avec des nouvelles chaînes », observe Henri False, directeur général de Marocmétrie. Par ailleurs PDG de Metric Line, il souhaite étendre la mesure d'audience au Maroc aux chaînes thématiques, à la radio ainsi qu'à Internet. Et il a entamé des discussions avec la Tunisie et l'Algérie. « Il est important qu'il y ait un groupement de publicitaires dans les pays », relève Henri False. Qui a par ailleurs répondu à un appel d'offres avec Ipsos sur la Russie. « Nous pouvons licencier des technologies sans être nécessairement opérateur », précise-t-il.
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