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CINÉMA

Les regards intérieurs de JBA

11/12/1998

S'enrichir de la relation qu'un cinéaste entretient avec le film qu'il porte, c'est toute l'ambition de JBA Production, qui a déjà signé soixante-dix films

Un soir après la guerre, la deuxième fiction du réalisateur cambodgien Rithy Panh, sélectionnée à Cannes, soutenue par la Fondation GAN, sera à l'affiche le 16décembre. À lui seul, ce film concentre tous les éléments qui ont poussé son producteur, Jacques Bidou, à lancer sa société, JBA Production. Des initiales familières? Certes... Après avoir, aux côtés de Jean Bayle, relooké nombre de journaux français - duMondeàStratégiesen passant parLa Tribune-, Jacques Bidou se lasse de la presse et décide en 1987 de revenir à ses anciennes amours: le cinéma.«Avant la presse et la politique, j'ai fait une école de cinéma et réalisé quatre films», se souvient-il. Au sein de JBA, la structure de concepts de presse, il décide de monter une antenne de production de documen-taires qui deviendra assez vite indépendante.«Nous avons commencé avec un film collectif,Chroniques sud-africaines, rappelle Jacques Bidou.C'est à cette occasion que les règles qui régissent mes choix de production ont été fixées: privilégier le regard de l'intérieur, donc celui de cinéastes autochtones, sélectionner des territoires où il est utile de faire du cinéma et dans des situations qui m'enrichissent.»De même, son réseau européen de partenaires de coproduction lui est resté fidèle: La Sept-Arte et Canal+ pour la France, la ZDF, la RTBF, les TV catalane et néerlandaise.«Je suis de cette génération de producteurs indépendants qui a accompagné le développement de la télévision de deuxième génération, celle qui ne produit rien elle-même.»

Entre fictions et documentaires

L'histoire de JBA Production a donc commencé avec celle de La Sept.«Nos ambitions étaient les mêmes: allier de vrais objectifs de contenu avec de vrais objectifs de cinéma.»Entre 1987 et 1989, JBA ne produira que des documentaires. Toujours de grands formats (90minutes) avec des budgets lourds de 4 ou 5MF.«Mais l'économie de mes films est toujours assurée, car le tournage ne commence que quand le financement est complètement bouclé», remarque Jacques Bidou. En revanche, les budgets de fiction sont relativement légers: 12 à 15MF en moyenne. Tout naturellement, la fiction est née du documentaire. C'est Jacques Bidou qui a assuré le financement du premier long métrage documentaire que Rithy Panh a tourné en sortant de l'Idhec,Site II, sur les camps de réfugiés cambodgiens. Suivra, en 1994, la première fiction du cinéaste et du producteur,Les Gens de la rizière.«Au total, JBA a produit 70films dont une quinzaine de fictions. 70% d'entre eux étaient des premiers films»,remarque Jacques Bidou. À l'avenir, ses projets se répartissent encore entre les fictions -Les Capitaines d'avril, le premier long métrage de la comédienne Maria de Medeiros, sur la «révolution des oeillets» au Portugal en 1974, etLumumbadu haïtien Raul Peck - et les documentaires. AprèsNos Amis de la banquede Peter Chappel etCahiers de Medellinde Catalina Villar, Arte diffusera deux collections produites par JBA: l'une de vingt films sur les paysages et l'autre d'une dizaine de carnets de voyages.

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