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TÉLÉVISION

La PQR rate le train du numérique

06/02/1998

Tous les projets de chaînes numériques de la PQR ont échoué. Et si les télévisions hertziennes n'avaient plus besoin de la PQR pour approcher le marché publicitaire local?

La presse quotidienne régionale joue décidément de malchance dans ses projets numériques. Au travers du GIE France Images Régions, qui regroupe dix des principaux titres, elle travaillait depuis plusieurs mois avec TF1 et M6 au lancement, sur TPS, d'une chaîne de la vie locale, dont le nom de code est Tempo TV.«Le projet est aujourd'hui en stand-by»,affirme-t-on de part et d'autre. Autant dire qu'il est enterré. La PQR s'intéressait aussi de près au projet conçu par France3 pour une chaîne sur le même thème. Jusqu'en novembre, les discussions progressaient régulièrement, une offre d'entrée minoritaire du GIE au capital ayant même été proposée. Mais la grève des personnels de France3 a stoppé net toute collaboration. Résultat, alors que le lancement de la chaîne des régions de France3 se confirme pour la deuxième quinzaine du mois d'avril prochain, seule Info Vidéo3, filiale de production de la chaîne publique, en prépare actuellement le contenu. A ces deux exemples, s'en ajoute un dernier: il concerne M6, qui a repris fin 1997 la production de son décrochage local à Marseille. Avec Lyon, Lille et Grenoble, quatre décrochages locaux sur dix sont donc réalisés directement par M6, sans production déléguée à un titre de la PQR. Pour autant, ces multiples défections n'inquiètent pas la presse régionale. Tout au plus les dirigeants des quotidiens indiquent-ils privilégier leurs filiales de production d'images. En plus des contrats signés depuis plusieurs années avec TF1, France3 et LCI, la PQR se flatte d'ailleurs de produire depuis peu pour La Cinquième et les chaînes Voyage, Seasons, Disney Channel et TV5. Le GIE a même décidé très récemment de s'adjoindre les services de la société Imca, dirigée par Pascal Josèphe, pour développer ses programmes.

Une utilité moindre

Il reste néanmoins à expliquer ce soudain désengagement des chaînes. Interrogées, elles répondent que les discussions avec la PQR sont souvent délicates.«Pas de position homogène»,critique l'une d'entre elles.«Leur politique se résume en une phrase: ne pas dépenser un centime»,déplore une autre. En réalité, le fond de l'explication pourrait bien être ailleurs. En s'associant avec des titres de la PQR, au travers de leurs filiales de production, les chaînes approchaient aussi -et surtout - le marché publicitaire local, en particulier celui de la grande distribution, préparant ainsi l'arrivée de ce secteur en télévision. Mais la mise en application de la directive Télévision sans frontières (voir encadré), qui prévoit d'harmoniser les régimes des TV européennes, pourrait bien faire tomber cet interdit plus tôt que prévu.«C'est l'affaire de trois ans»,affirme-t-on dans l'entourage de Catherine Trautmann. Le principe même de cette directive n'a-t-il pas déjà été pris en compte dans l'avant-projet de loi de la ministre de la Communication? Dans ce contexte, la presse régionale semble subitement moins indispensable aux développements numériques des grandes chaînes hertziennes.

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