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PROGRAMMES

L'animation dope l'exportation

09/01/1998

Selon l'INA, la production française affiche une excellente santé en 1996. Grâce à l'animation et aux coproductions.

297projets de fictions, 938documentaires et 46animations ont été produits en 1996. Avec une hausse de 46% du nombre de projets, de 73% du nombre d'heures produites et de 40% du volume financier par rapport à 1995, la production française a connu une très bonne année 1996. Ce dynamisme se retrouve aussi dans les financements internationaux, qui totalisent 1290MF, en croissance de 30% sur les ventes ou les coproductions internationales. Mais ces chiffres masquent de fortes disparités.«L'animation est la locomotive du marché,déclare d'emblée Jean-Pierre Jézéquel, responsable de recherche à l'Institut national de l'audiovisuel (INA).Le mouvement s'est amorcé dès le début des années 90, mais les coproductions en animation étaient, jusqu'à récemment, minoritairement françaises, ce qui n'est plus le cas.»Avec un volume financier qui a triplé cette année, l'animation connaît un véritable boom.«Il existe un réel tissu créatif en France. De plus, les handicaps qui freinent l'exportation de la fiction interviennent peu en animation. Enfin, les producteurs français sont très bien implantés au niveau international.»Au total, près de 90% de la production des dessins animés est ouverte sur l'international (CA à l'étranger : 609,62MF). Grâce à son dynamisme, l'animation a compensé le recul de la fiction.

Principal partenaire : l'Europe

Les formats, malgré les redécoupages en 52min, restent un frein à l'exportation de la fiction, mais il y en a d'autres.«La langue, qui se double d'un problème culturel plus qualitatif, limite ses performances,souligne Jean-Pierre Jézéquel.La fiction française est bavarde et privilégie le dialogue. Réputée pour son rythme lent, elle peine à s'exporter, surtout en prévente.»Elle totalise toutefois un montant de 450MF. Enfin, les documentaires connaissent une année médiocre.«Ils ne sont pas assez ambitieux,rétorque Jean-Pierre Jézéquel.Si leurs productions augmentent en volume, ils sont réalisés avec des prix très bas, car les chaînes qui les montent ne mettent pas assez d'argent pour en faire des produits concurrentiels.»Tous produits confondus, l'Europe est le partenaire principal. 70% des ventes sont faites en Europe de l'Ouest (6% à l'Est), alors que le premier pays partenaire en matière de coproductions et de préventes est, et sa part est croissante, le Canada. Globalement - la performance française n'en est que plus remarquable -, le contexte international des échanges de programmes s'est durci.«Les grandes chaînes nationales sont de plus en plus en concurrence entre elles. Ce qui ne favorise pas les achats de programmes non américains,constate Jean-Pierre Jézéquel.Elles préfèrent donc investir dans leurs propres productions, surtout en fiction. A l'inverse, la multiplication des chaînes thématiques favorise les échanges, mais à bas prix.»Restent alors les coproductions produites dans des bassins de langue homogène, qui tendent à se développer aujourd'hui, ou l'animation qui échappe à ce dilemme.

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