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COMMERCE EN LIGNE

Le stade expérimental est terminé

04/06/1999

La Fnac a donné un coup d'accélérateur sur Internet en rachetant Alibabook et en se lançant dans l'accès gratuit. Jean-Christophe Hermann, Pdg de Fnac Direct, s'explique. Comment s'inscrit Internet dans le développement de la Fnac? Jean-Christophe Hermann. Internet est le troisième axe stratégique de la Fnac après l'extension du parc de magasins, qui devrait passer de 51 à 80 dans les quatre ans à venir, et l'international. Le commerce électronique est au coeur de notre développement Internet. Mais la Fnac n'est pas un commerçant comme les autres: nous offrons un environnement culturel à 10millions de clients et fédérons des communautés de passionnés parmi nos 900000adhérents. Pourquoi avez-vous racheté Alizé, propriétaire d'Alibabook et de la SFL? J.-C.H. La maîtrise informatique et logistique d'Alibabook est unique en France, voire en Europe. Elle s'appuie sur le savoir-faire de la Société française de livres (SFL), qui fournit les bibliothèques et les libraires et possède rue Danton un stock de 60000livres. Nous allons pouvoir livrer sous 48heures. Avec le rachat de la SFL, la Fnac saisit aussi l'occasion de s'ouvrir au marché des bibliothèques-médiathèques qui ont besoin de livres, mais aussi de disques, de logiciels, etc. Et puis Jean-Manuel Escalas, Pdg d'Alizé, qui prend la direction des opérations de la Fnac Direct, nous a préférés à Amazon. À l'automne, votre site ouvert en 1997 sera rebaptisé Fnac.com et intégrera Alibabook. Quels services allez-vous développer? J.-C.H. Nous allons notamment améliorer la performance de la billetterie de spectacles et de voyages, élargir le catalogue en ligne à 500000références, proposer la vente dématérialisée de musique dans le respect des droits d'auteurs, la numérisation des photos, ouvrir des forums permanents... Le stade expérimental est terminé. Quels objectifs vous êtes-vous fixés? J.-C.H. Le chiffre d'affaires sur Internet a atteint 23millions de francs en 1998 et nous tablons sur 50millions de francs cette année. Sur la période 1999/2002, l'investissement devrait atteindre 200MF. Nous visons à l'horizon 2002 le leadership francophone de la vente électronique de produits culturels, soit 40 à 60% de parts de marché selon les produits. Aucun canal de distribution n'est négligé: nous avons ouvert une boutique sur TPS et CanalSatellite et notre offre est disponible sur TF1.fr et sur 36-15 TF1. Quel est le profil de vos clients internautes? J.-C.H. La part des clients hors de nos zones de chalandise se distingue clairement, suivie de nos clients habituels. Et 20% des ventes proviennent de l'étranger. Quel est le taux de clics sur vos bannières et vos boutons marchands? J.-C.H. Il serait illusoire de vouloir mesurer la rentabilité des investissements publicitaires au taux de clics généré, qui reste faible. Les bannières se justifient dans un contexte événementiel comme la fête des Mères. Les boutons marchands exclusifs assurent plutôt une visibilité permanente et créent de la notoriété spontanée. Avec Fnac.net, vous vous lancez dans l'accès gratuit. Est-ce votre métier? J.-C.H. L'accès Internet n'est qu'une extension de la gamme de services en micro-informatique que nous proposons à nos clients. Nous ne sommes pas dans une logique de course au volume, mais d'acquisition de clientèle pour notre site marchand. L'accès Internet se rentabilisera par la hot line, la progression de la part de marché sur les ventes de PC -nous vendons environ 200000micro-ordinateurs- et par le trafic qui se créera vers Fnac.com qui affiche déjà 25000connexions par jour.

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