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TÉLÉVISION

Les producteurs se rebiffent

01/10/1999

Réévaluation du financement de la fiction, prime à la rediffusion... les producteurs se mobilisent. Christian Charret, président de l'Union syndicale des producteurs audiovisuels indépendants (Uspa), s'explique. Au Festival de la fiction à Saint-Tropez, Marc Tessier, président de France Télévision, a annoncé un gel du financement de la fiction. Vous y attendiez-vous? Christian Charret. Pas du tout. Ses propos nous ont surpris, choqués et déçus. À la direction du CNC, Marc Tessier nous avait paru plus ambitieux en matière de développement de la fiction. Pour nous, la télévision publique n'a de raison d'être que si on lui donne les moyens financiers de jouer un rôle exemplaire dans la création. Aujourd'hui, TF1 investit dans les fictions 20 à 30% de plus que France2. Quelles sont les attentes des producteurs? Ch.C. D'abord, qu'on nous dise si le budget de France Télévision est effectivement en hausse et à quels types de programmes ces moyens supplémentaires seront consacrés en priorité. Cette augmentation n'ira-t-elle qu'à l'application des 35heures et à la retransmission des JO de Sydney? Vous partez en croisade? Ch.C. Nous souhaitons que le quota de production d'oeuvres audiovisuelles françaises du service public passe de 17% du chiffre d'affaires en 1999 à 20% en 2000. Nous attendons également que M6 consacre une part plus importante de son quota à la production de fiction. Ses profits lui permettent aujourd'hui de participer pleinement au financement de la création... La loi sur l'audiovisuel et les décrets production nous préoccupent aussi. Nous militons pour que les quotas de production des chaînes ne prennent désormais en compte que les achats de droit antenne. Nous pensons que M6 et TF1 y seront opposés. Marc Tessier nous a soutenus quand il était au CNC. Nous comptons donc sur la neutralité de la télévision publique. En dehors de l'Uspa, les producteurs de fiction ont décidé de se mobiliser face aux diffuseurs. Que réclamez-vous? Ch.C. Nous exigeons un meilleur financement de nos séries récurrentes. Leur succès fait grimper les tarifs des auteurs et des comédiens, et les chaînes n'en tiennent pas compte. Conclusion: il manque toujours 500000francs à 1million de francs pour boucler les 90minutes. Nous souhaitons également instaurer un tarif de rediffusion en prime time, une sorte de prime au succès. Il n'est pas très normal qu'une rediffusion deJulie Lescaut(GMT) ou deL'Instit(Hamster production) profite à l'ensemble des protagonistes (recettes publicitaires pour les chaînes, droits d'auteur pour les scénaristes et les acteurs) sauf à son producteur. Certains de vos confrères envisagent de faire la grève du téléfilm... Ch.C. La grève n'est certainement pas la forme d'action la plus appropriée.

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