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MANAGEMENT

Départs chez BOL et AOL

03/12/1999

Le management de deux filiales de Vivendi est bousculé. Le turn over propre à Internet n'explique pas tout...

La direction de la librairie en ligne BOL (Havas/Bertelsmann) s'en va. Fabrice Cavaretta, le directeur général, réintègre le groupe Vivendi. Anne Lebrun, vingt-sept ans, directrice du marketing, et Folco Chevalier, trente-deux ans, directeur des partenariats, partent créer leur start- up.«Si on ne se lance pas maintenant, dans un an il sera trop tard», précise Anne Lebrun. Chez AOL (Canal+/Bertelsmann, Cegetel), le directeur du développement François-Noël Robinet est aussi parti, dit-on, pour créer une start-up. Béatrice Cuvelier, directrice de la régie, rejoindra, elle, Double-Click en janvier.« À force d'être débauchée à coup de stock-options, on se laisse tenter », avoue-t-elle. BOL et AOL France subissent le sort des sociétés Internet qui n'ont pas verrouillé leur management, en mettant en place ces fameux plans de stock-options. Distribués sur plusieurs années, ils fidélisent les salariés. Les deux sociétés souffrent également d'être de« fausses start-up », comme le dit Anne Lebrun.« Il y a bien un esprit start-up, mais le fait d'appartenir à des groupes internationaux limite la liberté de parole et de ton. »L'un des visuels de la campagne BOL a ainsi dû être retiré, car il a été rejeté par des cadres de Vivendi.« Les start-up sont plus réactives avec des circuits de décision plus courts,confirme Béatrice Cuvelier qui, titulaire d'un BTS, a souffert de la culture HEC d'AOL.Faire partie de Vivendi est un frein pour ceux qui ne sont pas diplômés. »Ces commentaires éclairent sur ces départs, mais n'expliquent pas tout.

Ambiance fébrile

Depuis que Jean-Marie Messier a annoncé qu'il négociait difficilement avec Bertelsmann sa montée dans AOL Europe, on sent que les choses sont bloquées et qu'il règne dans le groupe une certaine fébrilité. La polémique lancée par Stéphane Treppoz sur les résultats de Netvalue, qui place AOL/Compuserve à égalité avec Club Internet, témoigne de cette tension. Dans ce contexte,« le retrait volontaire »de Fabrice Cavaretta laisse perplexe. Pourquoi quitter le navire et risquer de déstabiliser la marque, alors que la concurrence redouble et que la campagne publicitaire semble porter ses fruits? Éric Tong Cuong, coprésident d'Euro RSCG BETC, est formel:« Les ventes ont doublé de 100 à 200ordres par jour, la fréquentation a grimpé à 200000visites par jour et le taux de conversion a été multiplié par 2,5 »Fabrice Cavaretta est-il déplacé pour rebondir dans le groupe ? A-t-il été au contraire sanctionné par des barons de Vivendi hostiles à la campagne coup de poing ou encore sa tête a-t-elle été demandée par Bertelsmann?« À ce niveau d'enjeux, il faut savoir que la vérité est toujours ailleurs », rappelle sagement un cadre du groupe...

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