
Le régulateur des télécoms, l'Arcep, a annoncé mardi la division par deux d'ici 2010 des terminaisons d'appels mobiles, c'est-à-dire le prix payé par un opérateur à un autre pour acheminer l'appel de son abonné sur le réseau du destinataire de la communication.
Cette baisse se fera en deux temps: au 1er juillet 2009, le tarif passera de 6,5 à 4,5 centimes d'euro la minute pour Orange (France Télécom) et SFR, et de 8,5 à 6 centimes pour Bouygues Telecom, dont le parc d'abonnés est plus petit.
Au 1er juillet 2010, le tarif diminuera de nouveau pour passer à 3 centimes pour Orange et SFR, et à 4 centimes pour Bouygues Telecom.
L'Arcep souhaite que "les tarifs reflètent les coûts sous-jacents" supportés par les opérateurs, tout en jugeant nécessaire "une période de transition de plusieurs années".
Suivant les méthodes retenues, les coûts sont évalués entre 1 et 2,9 centimes d'euros.
L'objectif à terme est de rapprocher les terminaisons d'appels mobiles de celles des fixes, estimées à 1 centime.
Cette décision, prise à l'issue d'une consultation publique, était réclamée par les associations de consommateurs et soutenue par la Commission européenne.
"A ce stade, l'approche de l'Arcep représente clairement la meilleure pratique européenne", s'était félicitée jeudi Viviane Reding, la commissaire européenne chargée des télécoms.
Les opérateurs télécoms étaient en revanche opposés à cette baisse. Mi-novembre, le PDG de SFR, Frank Esser, avait estimé que "cette décision (lui) fera(it) perdre près d'un demi-milliard d'euros de chiffre d'affaires".
AUTRES BREVES DE LA MEME JOURNEE