
Une centaine de salariés du groupe de luxe et de distribution PPR (Fnac, Conforama...), rassemblés jeudi à Paris devant le lieu où se tient une assemblée générale des actionnaires, ont accueilli ses membres par des jets d'oeufs, a constaté une journaliste de l'AFP.
Sifflant les actionnaires, qui ont tenté de slalomer à travers les projectiles puis déployé des parapluies pour s'en protéger, les manifestants ont scandé "voyous, voyous" et "Pinault, sale escroc, la crise elle a bon dos" à l'adresse du PDG du groupe, François-Henri Pinault.
Des forces de l'ordre protègent l'entrée de la salle Pleyel (VIIIe arrondissement) où se tient l'assemblée générale, désormais maculée d'oeufs. L'accès à la rue du Faubourg Saint-Honoré, où sont regroupés les salariés, est bloqué sur une centaine de mètres.
Les manifestants ont déployé une banderole orange sur laquelle figure "intersyndicale PPR: non aux 1.800 suppressions de postes", en référence aux plans d'économies à La Redoute (suppression de 672 emplois), la Fnac (400 emplois) et Conforama (800).
Sur des pancartes, ils ont inscrit cette mention: "les actions du groupe PPR: 418 millions d'euros de dividendes = salariés sacrifiés".
"On aimerait que les actionnaires renoncent à leurs 418 millions d'euros de dividendes, y compris (le PDG François-Henri) Pinault, pour les investir dans les emplois du groupe PPR", a dit Catherine Gaigne (Sud Fnac Paris).
Les salariés ont été rejoints par des étudiants qui proclament qu'"il y en a assez de cette société, qui n'offre que chômage et précarité" et "on graisse les actionnaires et on vire les salariés".
PPR - PINAULT PRINTEMPS REDOUTE
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