
Les entreprises japonaises du secteur des technologies de l'information (TIC) ont annoncé mercredi la mise en place d'une commission dans le but de rédiger un "guide des bonnes pratiques écologiques" pour ce secteur dont l'Etat exige des efforts pour préserver l'environnement.
"Nous pensons qu'en tant qu'acteurs du monde des technologies et télécommunications, nous devons aussi renforcer les mesures que nous prenons pour réduire la consommation d'énergie et les rejets de dioxyde de carbone (CO2)", ont acquiescé les opérateurs de télécommunications, industriels de l'informatique et fournisseurs de services internet japonais, cofondateurs de cette commission.
Ces fabricants de matériels et prestataires, nombreux au royaume de la "high-tech" qu'est le Japon, réagissent à un récent rapport d'un comité du ministère de la Communication.
Ce dernier insiste dans ce long document sur les apports positifs des TIC dans la réduction des nuisances environnementales (limitation des déplacements grâce aux communications distantes, nouveaux moyens de mesure et régulation des appareils, optimisation des composants, etc.).
Cependant, il y regrette tout aussi fortement leurs effets négatifs (augmentation des équipements requis et de la consommation d'énergie afférente, utilisation de ressources rares, dégradation du paysage, etc).
"Il faut accentuer les effets positifs et amoindrir les aspects négatifs", ont souligné les experts du ministère, exigeant une utilisation plus efficiente des moyens techniques, des efforts de conception ainsi que le développement de matériels plus propres et moins gourmands en ressources essentielles.
L'Etat insiste aussi sur la nécessité d'une meilleure récupération et d'un plus important recyclage des appareils usés, notamment des téléphones portables qui contiennent des métaux rares dans une quantité que "le Japon, pays pauvre en matériaux de base, ne peut pas se permettre de négliger".
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